Canada

Des thérapies pour « convertir » les homosexuels en hétérosexuels sont toujours offertes au Canada

Chantal Cyr
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Au Canada, 3 des 10 provinces, l’Ontario, le Québec et le Manitoba, ont interdit explicitement ces dernières années ces thérapies dites de conversion ou thérapies de réorientation sexuelle. Dans une quatrième province, l’Alberta, un mouvement de contestation prend forme pour les bannir.

Le Lethbridge Public Interest Research Group, un groupe de l’Université de Lethbridge dans le sud de l’Alberta, a lancé une campagne il y a quelques jours pour demander au gouvernement provincial d’interdire ces thérapies qui sont très répandues dans cette région, où la pratique religieuse est étendue.

Selon le groupe d’universitaires, certaines personnes qui pratiquent ces thérapies, remboursées par la province, le font sur des enfants d’à peine 5 ans. Les séquelles peuvent être graves, allant de la dépression au suicide.

Depuis 1999, un mouvement s’est engagé dans le monde pour interdire les thérapies de conversion. L’île de Malte, le Brésil et la Chine l’interdisent déjà, de même que certains États américains.

La Société américaine de psychiatrie a condamné le « traitement psychiatrique, tel que la thérapie de réparation ou de conversion, basé sur l’hypothèse que l’homosexualité en soi est une maladie mentale ou basé sur l’hypothèse que le patient doit changer son orientation sexuelle ». Elle ajoute que « les psychanalystes éthiques ne doivent pas essayer de changer l’orientation sexuelle d’un individu »,

Le chef d’une organisation chrétienne des États-Unis qui offrait ces prétendues thérapies pour aider les gens à combattre leur homosexualité a présenté ses excuses en 2013 pour « des années de souffrance injustifiée ».

L’organisation située à Orlando, en Floride, et créée 37 ans auparavant, offrait aux chrétiens confus de se débarrasser de leurs « tendances homosexuelles non désirées » par des séances de psychothérapie et des prières.