Homophobie

Le leader tchétchène demande que les gais soient emmenés au Canada

Yannick LeClerc
Commentaires

 L'homme fort de la Tchétchénie dénonce virulemment les allégations voulant que son régime torture et tue des homosexuels, allant jusqu'à nier que des hommes gais soient présents dans la république de l'ouest de la Russie.

Le premier ministre Ramzan Kadyrov, appuyé par le Kremlin, fait l'objet de vives critiques sur la scène internationale depuis des rapports troublants par un quotidien russe, ce printemps, de persécutions et de meurtres d'homosexuels par ses forces de sécurité.

«Quelle est l’intérêt de cette question ? C’est un non-sens», s’est-il d’abord agacé, avant d’affirmer : «Nous n’avons pas ce genre de personnes ici. Nous n’avons aucun gais et s'il y en a, emportez-les au Canada. Emmenez-les loin d’ici pour que notre sang soit purifié».

Il va même plus loin en affirmant : «Ils sont le démon. Ils sont à vendre, ce ne sont pas des hommes. Que Dieu les maudisse pour ce dont ils sont accusés. Ils devront en répondre devant le Tout-Puissant».

Ce n'est pas la première fois que Kadyrov nie que des homosexuels vivent dans la région qu'il administre de façon barabare.

Le journal Novaya Gazeta a révélé au mois de mars dernier l'existence de camps de concentration pour homosexuels en Tchétchénie provoquant une vague de réactions dans les pays occidentaux notamment. 

Les persécutions contre les homosexuels, qui avaient cessé durant le ramadan, ont repris de plus belle en Tchétchénie depuis la fin de cette période de jeûne musulman, selon l'ONG Russian LGBT network (réseau LGBT russe).

Ramzan Kadyrov a qualifié de « diables » les personnes derrière ces allégations.

« Que Dieu les maudisse tous pour ce dont ils nous accusent », a-t-il lancé.

Sources : Radio-Canada, AFP