Samedi 12 août

Un Méga Show pour les 30 ans de la reine Mado

Étienne Dutil
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Made Lamotte
Photo prise par © JIHEF

Enfin! Mado aura 30 ans… parce que ça fait trente ans… qu’elle a 29 ans! Mademoiselle Lamotte fêtera ses 30 ans le 24 juillet. Pour célébrer ça, un show magistral attend le public le samedi 12 août à 20h au parc des Faubourgs. Qu’y verra-t-on? «Surprise!», répond la reine. En fait, on peut s’attendre à un best of de sa carrière. Rencontre avec la reine Mado et son "doux esclave", Luc Provost. 


«Ce n’est pas un Mascara où j’offre la scène aux dragqueens de Montréal et d’ailleurs, ainsi qu’à la relève, quoique… Mais c’est surtout un spectacle de variétés qui met en vedette Mado Lamotte», détaille Miss Lamotte. «La reine des nuits de Montréal sera sur scène pour presque tous les numéros: 2h30 sur scène avec mes ami(e)s.» Le spectacle se veut une rétrospective et un hommage à la Reine de la répartie et du nightlife montréalais. Bitcheries assurées !

«Photos, vidéos, chants, danses, diaporama, etc., chacun pourra voir des choses de mes débuts jusqu’à aujourd’hui. Chacun retrouvera aussi au détour des images des gens importants qui ont traversé ma carrière…», nous confie-t-elle. «Bref, mon Gros Mado Show!», résume la "star"… Pardon, l’Étoile de la Sainte-Catherine! «Un hommage à moi-même, avec 50 personnes sur scène, tous arts confondus: une méga partie! Comme quoi, on n’est jamais mieux fêté que par soi-même…»

L’avis et la vie de son alter ego

«Mado est un personnage qui se permet plein de choses. Mado ne se démode pas parce que je tente régulièrement de nouvelles choses pour qu’elle reste à la page», explique son créateur, le comédien Luc Provost. «C’est important de rester à l’affût de l’actualité pour suivre les tendances, et proposer toujours quelque chose de neuf au public, comme le One Mado Show ou les spectacles de chant autour d’Édith Piaf, de Dalida ou d’Abba, mais aussi pour diversifier la programmation du Cabaret Mado», installé dans le Village depuis 2002.

«N’oublions pas que Mado travaille depuis 30 ans, et c’est parfois dur pour Luc», avoue l’intéressé. «Elle m’oblige à une certaine hygiène de vie, à me coucher plus tôt, boire moins, surveiller ma ligne, etc. Mais elle veut, et elle peut, faire encore plein de choses comme tous ces spectacles notamment dans la francophonie. Le succès bien implanté du Cabaret Mado me permet de partir en voyage, avec ou sans Mado, de plus en plus souvent.»

Les jeunes années d’une reine

«À 6 ans, je savais déjà que je ferais du théâtre», affirme Luc Provost. «C’était bien ancré dans mon esprit que je jouerais des rôles et mon parcours scolaire fut teinté par ça. J’ai fait l’école des Petits chanteurs du Mont-Royal; j’ai joué du Molière au Collège Notre-Dame. J’ai suivi ensuite le cursus habituel Arts et Lettres au Cegep et j’ai choisi l’option théâtre à l’UQAM.»

«Mes parents vivent toujours dans la maison où j’ai grandi à Rosemont-Petite Patrie. Mon papa était facteur et maman la reine du foyer. Mais avec deux reines dans la cabane, il a bien fallu que Mado Lamotte se niche ailleurs», s’amuse Luc. La diva a ainsi commencé comme danseuse au Poodle, puis cigarette-girl au Lézard, ainsi qu’aux "Mardis interdits" et aux "Jeudis gais" du Royal.

Pour Luc Provost, Mado Lamotte reste un personnage et la vie publique de l’une ne doit pas mélanger les genres dans la vie de l’autre. Il n’a pas besoin de relier la célébrité de la dragqueen au profit de la notoriété de celui qui l’incarne. «La vie de Luc n’intéresse pas le public», affirme Luc Provost. «Sans dire que je me cache derrière ce personnage, j’admets qu’il me permet la tranquillité d’un relatif anonymat. J’ai un bagage de comédien et je fais plusieurs autres choses, menant mon bonhomme de chemin. Mais la notoriété personnelle de Luc ne saurait se servir de celle de Mado pour avancer. Le lien entre les deux doit rester anecdotique», précise l’artiste.

30 ANS DE MADO LAMOTTE au Parc des Faubourgs, samedi 12 août, à 20h. Entrée gratuite sur le site. Billets VIP 200$ pour accès à la zone VIP.