Communautaire

Étude sur les thérapies de conversion au Québec

Éric Whittom
Commentaires

Cet automne, l’Alliance Arc-en-ciel de Québec (Alliance) accueillera trois stagiaires. Deux d’entre eux, l’une étudiant en anthropologie à l’Université Laval et l’autre en sociologie à l’Université du Québec à Chicoutimi, documenteront la présence des thérapies de conversion sur le territoire québécois. 

«Des membres de l’Alliance nous ont informés de la problématique des thérapies de conversion au Québec, lors des consultations qui ont servi à la rédaction de notre mémoire soumis au gouvernement du Québec dans le cadre de ses consultations pour élaborer son Plan d’action gouvernemental de lutte contre l’homophobie et la transphobie 2017-2022», a expliqué à Fugues le président du conseil d’administration de l’Alliance, Jérôme Bergeron. «Nous consi-dérons effectivement que c’est une problématique assez intense sur laquelle nous avons décidé de travailler. C’est vraiment difficile de trouver des sources d’information sur le sujet, car les gens n’en parlent pas. C’est pour cette raison que nous avons choisi des étudiants en sciences sociales qui ont une capacité à réaliser des entrevues avec les gens pour faire ressortir ce type d’information», a-t-il précisé. À la lumière des informations recueillies, l’Alliance entend intervenir s’il y a lieu. Par ailleurs, une étudiante au baccalauréat en service social à  l’Université Laval, Kelsy Godbout, effectuera un stage de 30 semaines en organisation communautaire qui comprendra un projet de sensibilisation dont le thème reste à déterminer.