Israël

La Cour suprême favorable à la GPA pour les couples homosexuels

Sébastien Thibert
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La Cour suprême israélienne s'est dite favorable au recours à la gestation pour autrui (GPA) par des couples homosexuels, donnant aux militants l'espoir de voir modifier la loi actuelle qui réserve ce droit aux seuls couples hétérosexuels.

La décision finale de la Cour a toutefois été repoussée à dans six mois.

Le vice-président de la Cour suprême Salim Joubrane a déclaré jeudi à des couples homosexuels, des femmes célibataires et des organisations militantes qui avaient saisi la Cour qu'il était temps "d'élargir l'accès à la gestation pour autrui en Israël à d'autres cellules familiales", selon des documents consultés par l'AFP.

"Il me semble difficile de rester dans une situation qui empêche les personnes célibataires et les couples de même sexe d'accéder à leurs droits de devenir parents", a-t-il déclaré.

"Moi-même, je ne vois pas ce qu'il y a de juste à préférer des parents hétérosexuels aux parents du même sexe", a-t-il ajouté, le jour où des milliers de personnes participaient à la Gay Pride à Jérusalem, ville de tradition conservatrice, sous haute sécurité.

Salim Joubrane a toutefois reporté la décision finale de la Cour suprême à dans six mois pour laisser le temps au Parlement de statuer sur un texte actuellement devant les députés.

En l'état actuel, ce texte, approuvé une première fois mais devant encore être soumis à une deuxième et troisième lectures, exclut toujours le droit aux couples de même sexe et aux hommes homosexuels célibataires. Mais il étendrait la gestation pour autrui aux femmes célibataires à condition que la mère porteuse soit génétiquement liée à la femme dont les ovules seraient implantés en elle.

Salim Joubrane a indiqué que le texte serait probablement encore amendé et que la Cour suprême statuerait en fonction de la version définitive.