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Une Place des diversités à Québec pour le 150e anniversaire du Canada

Éric Whittom
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Québec

Dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire du Canada, l’Alliance Arc-en-ciel de Québec (Alliance) créera la Place des diversités qu’elle installera à deux reprises à l’automne dans deux endroits achalandés de la ville de Québec. Les dates et les lieux seront communiqués sur sa page Facebook (Alliance Arc-en-ciel de Québec).

«Nous voulons donner l’occasion aux Canadiennes et aux Canadiens de la région de Québec de prendre conscience des valeurs de diversité et d’inclusion qui caractérisent le Canada, un pays qui a une bonne réputation dans le monde en ce qui a trait aux droits des personnes LGBT+», a souligné à Fugues le Directeur général de l’Alliance, Louis-Filip Tremblay. 
 
Cette place publique sera composée de trois tableaux. «Dans le premier tableau, nous ferons un retour dans le passé où nous allons relater l’évolution dans le temps des droits des personnes LGBT+ au Canada. Le deuxième tableau, qui sera consacré au présent, comparera les droits des personnes LGBT+ au Canada avec ceux du reste du monde. Enfin, le troisième tableau, qui portera sur le futur, invitera les visiteurs à réfléchir sur la contribution qu’ils peuvent apporter, en tant que citoyens canadiens pour améliorer le sort des personnes LGBT+.» Une vidéo sera produite avec des séquences prises lors des deux événements et elle sera ensuite diffusée l’hiver prochain sur les réseaux sociaux. L’Alliance a obtenu 27000$ du Fonds Canada 150, ce qui lui a permis d’embaucher une mployée, Joanie Moreau, pour mener à bien son projet.
 

Consultation sur les besoins et les problématiques des aînés LGBT de Québec

 
L’Alliance Arc-en-ciel de Québec (Alliance) mène une consultation en ligne pour identifier les besoins et les problématiques des personnes aînées LGBT de la région de la Capitale-Nationale. Elle souhaite aussi connaître des répondants les actions concrètes et les projets qu’elle pourrait entreprendre pour répondre à ces besoins, régler ces problématiques et améliorer les conditions de vie de ces derniers.
 
Cette initiative est une suite de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie 2016 qui a porté sur les réalités des personnes aînées LGBT. «Nous ne sommes pas tellement au courant des réalités des personnes aînées LGBT, a expliqué à Fugues le Directeur général de l’Alliance, Louis-Filip Tremblay. De plus, il n’y a pas beaucoup d’études pu-bliées sur ce sujet. Les personnes aînées LGBT vivent peut-être des réalités qui sont différentes des autres personnes LGBT, mais qui pourraient ressembler aux réalités des autres personnes aînées, comme par exemple l’isolement. Nous avons aussi observé que certaines personnes aînées LGBT qui vivaient une relation de couple ouverte retournent dans le placard lorsque leur conjoint décède.» Ce dernier a souligné qu’à sa connaissance, il y avait peu ou pas de services spécifiques pour les personnes aînées LGBT dans la région de la Capitale-Nationale, par exemple une association ou une résidence. Il existe toutefois certains groupes sociaux, notamment les groupes fermés Facebook Les Vieux Amis et Gais, aîné, isolé, seul, région de Québec. 
 
Dans le cadre de son programme Pour que vieillir soit gai, la Fondation Émergence tient occasionnellement à Québec des activités d’information et de sensibilisation aux réalités des personnes aînées LGBT pour les personnes qui œuvrent auprès des aînés ou qui les côtoient. Les personnes qui se sentent interpellées par le sujet sont invitées à participer à sa consultation en ligne. L’Alliance leur donne jusqu’à fin septembre pour remplir et renvoyer le formulaire disponible sur son site Web (http://www.arcencielquebec.ca/consultation-aines/). Seuls le prénom et l’adresse électronique sont obligatoires pour identifier le répondant. 
 
Après analyse des commentaires recueillis, l’Alliance mettra en œuvre certaines initiatives. «Nous allons peut-être organiser des activités de communication (par ex.: conférences dans les résidences pour personnes aînées ou formations pour les professionnels de la santé) ou sociales (activités entre aînés ou intergénérationnelles), a précisé Louis-Filip Tremblay. Nous ne mettrons pas en place un programme d’intervention, par exemple un groupe de discussion avec un intervenant. Nous ne faisons pas d’interventions individuelles, mais nous dirigeons les personnes vers les ressources compétentes.»