La clinique de denturologie Chelhot

Dessine-moi un sourire

Daniel Rolland
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Le denturologiste Nofal Chelhot
Photo prise par © Le denturologiste Nofal Chelhot

La clinique de denturologie Chelhot fête cette année sa vingtième année d’existence. L’occasion de faire connaissance avec bien plus qu’un spécialiste en santé dentaire, un véritable artiste en son genre. 


En matière d’apparence physique, on entend davantage parler de tout ce qui concerne la chirurgie plastique et esthétique et rarement de l’aspect de la dentition. Heureusement que beaucoup s’en soucient. Et ceux qui portent ou doivent porter prothèses ou prothèses sur implants, connaissent bien l’adresse de la Clinique de denturologie Chelhot située au cœur du Village, juste en face de la sortie de la station de métro Beaudry. Ils ne demandent rien de moins qu’on leur dessine un sourire.

 

Un hall comme un plateau de cinéma

En pénétrant dans la clinique, le décor est aménagé tel un plateau de cinéma avec sur les murs des reproductions graphiques éclatantes d’une figure mythique du cinéma hollywoodien dont on reparlera plus loin. C’est génial, et le denturologiste Nofal Chelhot au carnet d’adresses de clients de renom, nous explique que cette ambiance élimine le côté clinique qui parfois intimide plus qu’autre chose. L’homme a une double formation professionnelle. «En effet, il faut savoir que le seul endroit qui offre une formation en denturologie est le Cégep Édouard-Montpetit. J’ai d’abord fait trois ans en technique dentaire, le volet laboratoire en somme et trois années en denturologie proprement dite. Ce qui est assez peu fréquent dans la profession.» Mais d’où vient cet intérêt pour cette spécialisation? Après tout, c’est assez rare qu’un adolescent souhaite devenir denturologue. «J’étais allé avec ma mère chez le dentiste. Je devais avoir 10 ou 11 ans. Et ce qui m’avait frappé tout particulièrement, c’est que j’y ai vu là une dimension artistique.»

Une prothèse inférieure… cinq années de vie en moins

Si le Québec était jadis une terre championne pour l’arrachage systématique des dents et la pose de dentiers, est-ce qu’avec la conscientisation de l’hygiène dentaire, on verra de moins en moins de prothèses, donc une menace pour la denturologie? «Pas du tout, renchérit M. Chelhot, car on travaille beaucoup sur les implants dentaires. Le dentiste lui pose la base, la fondation, les implants aussi, etc. Et nous, nous intervenons, mais seulement sur les implants.» Tout un travail de calibrage. Et de m’apprendre plein de choses. Ainsi, en comparaison avec une dentition véritable, ceux qui portent une prothèse supérieure ont une stabilité dentaire à 35% par rapport avec les vraies dents du haut. Et seulement… 5% de stabilité pour les porteurs d’une prothèse du bas en regard des dents naturelles. «Et une étude récente nous a appris que ceux qui ont des dentiers inférieurs réduisent de cinq années leur espérance de vie». Son souhait le plus cher serait que ceux qui se retrouvent dans cette situation puissent disposer de deux implants dentaires au minimum pour justement gagner en stabilité.

La plus belle courbe, c’est le sourire!

Depuis sa toute jeunesse, il n’a jamais perdu de vue son idéal esthétique. Il aime conseiller ses patients pour les avantager au meilleur d’eux-mêmes. «J’en ai qui viennent me voir pour que je leur pratique une petite fente entre deux dents, comme pour Vanessa Paradis. Parce que ça peut être parfois tendance. Pourquoi pas? À condition que ça convienne réellement». La star qui orne les murs de la salle d’attente, c’est Marilyn Monroe qu’il affectionne. «Pour moi, c’est une pionnière dans l’affirmation féminine. Elle a pleinement assumé sa sexualité.» J'évoque alors son éblouissant sourire et surtout ses célèbres courbes. Et Nofal Chelhot conclut: «Bob Marley disait que la plus belle courbe, c’est le sourire».

Clinique de denturologie Chelhot. 1260 rue Ste-Catherine E. bureau 200, Montréal H2L 2H2. (Métro Beaudry) T. (514) 521-1234 denturologie.com