Riendeau avocats

Jeune juriste et déjà impressionnant

Daniel Rolland
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Cedric
Photo prise par © studio SPG Le Pigeon

L’appel ou la vocation, appelez cela comme vous voudrez, cela ne s’explique pas. C’est le cas de Cédric Materne qui désirait devenir policier mais qui finalement prendra la toge de l’avocat.


Le gars est comme sur la photo qui orne la publicité que l’on trouve dans nos pages, celle du cabinet Riendeau avocats qui se spécialise en droit criminel. Un gars très volontaire et qui sait où il s’en va. «Au début, je rêvais d’être policier. Ma mère adorait tout ce qui concernait la justice. C’était toute ma vie. Malheureusement au cours des tests préliminaires, j’ai été refusé car je suis daltonien». À toute chose, malheur est bon, comme dit le dicton. On a peut-être perdu un distributeur de contraventions, mais on a gagné un sacré juriste qui, bien que tout nouvellement reçu au Barreau, se distingue par une maturité exceptionnelle dans son approche des règles de droit..»  
 
Dossiers travaillés en équipe
Nous sommes attablés dans un café du Vieux-Montréal, non loin du bureau où il exerce, tout juste en face du Palais de Justice. Il a intégré une petite équipe formée de trois autres avocates. «Quand j’ai eu mon premier entretien avec ma patronne, elle m’a demandé si ça me dérangeait de travailler avec trois filles. J’ai ri, car dans mon esprit, je considère les collègues avocates comme très méticuleuses dans ce qu’elles entreprennent et apportent un heureux complément à moi qui suis plus impétueux. D’ailleurs, une particularité de notre bureau, c’est que tous les dossiers sont travaillés en équipe. Et c’est un grand avantage de pouvoir sonder les avis, selon les expériences et les connaissances de chacun. C’est une force.» Et il ajoute que ce qu’il a adoré de son passage à l’école du Barreau, au sortir de ses études à l’UQAM, c’est la question de la gestion du temps. 
 
En droit criminel, le sentiment plutôt que la paperasse
S’il a choisi le droit criminel, c’est qu’on touche ici aux sentiments qui habitent les êtres. «En droit civil, on est dans la paperasse où tout se joue sur une question de virgule. Tandis que pour moi qui souhaitais être policier, avec le droit criminel je demeure dans ma sphère de prédilection. Car si une personne est coupable et sans l’ombre d’un doute, il y a souvent tout un concours de circonstances atténuantes où je peux intervenir en faveur de mon client.» Il en parle avec une ferveur qui force l’admiration. Il a envie de défendre non juste la veuve et l’orphelin comme on disait jadis, mais tous ceux qui un jour ou l’autre ont commis des bêtises et qui veulent se racheter. 
 
«Notre sphère d’interventions est large. Nous touchons les cas de facultés affaiblies, de trafic de drogues, d’agressions sexuelles, de fraude, de violence conjugale, de méfaits, de voies de faits. Quelqu’un qui vole son employeur, par exemple, sera bien mal parti pour trouver un emploi ailleurs. Ensuite, les méfaits sur les réseaux sociaux prennent de l’ampleur. On n’a pas intérêt, pour mille raisons, notamment si on se rend aux États-Unis, à traîner un casier judiciaire», nous précise celui qui a fait sa sortie du placard à l’âge de 23 ans.
 
Savoir qu’on sera bien défendu est déjà rassurant pour celui ou celle qui est aux prises avec la justice. Cédric Materne a de longues années devant lui et en dépit de sa récente assermentation, il a déjà l’aura de la pugnacité, très au fait des méandres du droit et il ne lâche pas prise. Pendant qu’à la maison, son chum comptable aligne les chiffres, lui ramène souvent des dossiers pour les réviser et trouver ce petit quelque chose qui va faire toute la différence dans l’issue d’une cause.
 
Riendeau avocats. 4 rue Notre-Dame E. Suite 203 Mtl. H2Y 1B8 
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