Du 26 octobre au 4 novembre

Danser le désir et le plaisir

Denis-Daniel Boullé
Commentaires

Éros, peut-être le personnage mythologique le plus aimé au monde. Il évoque, comme son avatar romain, Cupidon, le désir et le plaisir à venir, avec ses fléchettes provoquant l’amour quand elles nous touchent.


Le chorégraphe David Pressault a décidé d’explorer toutes les facettes qui ont construit l’image d’Éros considéré populairement et abusivement comme le Dieu de l’amour, oubliant aussi qu’il est le Dieu de la transgression. Six danseurs, trois femmes, trois hommes, revisitent toutes les configurations possibles de l’amour et du plaisir bousculant les tabous, et nos idées préconçues sur nos relations amoureuses et sexuelles.Et bousculer est vraiment le bon terme puisque qu’il est précisé sur la page de Danse Cité qui accueille ce spectacle, que le spectacle s’adresse à « un public averti ». Le chorégraphe est aussi psychanalyste jungien et plusieurs de ses travaux parlent d’Éros et de danse, et bien entendu, ses créations sont teintées aussi par ses réflexions et ses recherches des motifs qui sous-tendent le désir, comme le pouvoir, la conquête, la soumission, des motifs qui ne sont pas toujours visités, ni questionnés quand on parle d’amour. Cet amour qui serait la plus désintéressée et la plus altruiste des vertus. Éros est polyforme et partout, et bien entendu dans la danse, l’art de la séduction dans son acception la plus ancienne. Angie Cheng, Dany Desjardins, Karina Iraola, Kimberley De Jong, Gabriel Painchaud, Daniel Soulières incarneront Eros Journal, dévoilant par séquences, le réseau infini de ce que les jeux de l’amour et du hasard peuvent faire naître. À voir absolument, pour le plaisir bien sûr, mais aussi pour réfléchir. 
 
 
Éros Journal une chorégraphie de David Pressault dans le cadre de Danse Cité – Traces chorégraphiques, au Théâtre Prospero, les 26, 27, 28, 31 octobre et 1er, 2, 3, 4 novembre 2017. www.danse-cite.org