Immobilier au Canada

Montréal sort du lot

Collaboration Spéciale
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Les prix des maisons dans les marchés immobiliers du Grand Toronto, du Grand Vancouver et du Grand Montréal ont augmenté à un taux compris entre 1,5 % et 3,5 % au troisième trimestre. 

Cela représente « un mouvement vers un marché immobilier résidentiel beaucoup plus équilibré au Canada », affirme le fournisseur de services aux agences immobilières Royal LePage, qui a passé au crible l’indice de prix des propriétés dans 53 des plus grands marchés nationaux, le prix d’une maison au pays a augmenté de 13,3 % sur 12 mois, pour se fixer à 628 411 $.

Plus précisément, Royal LePage indique que le prix médian d’une maison standard à deux étages a augmenté de 13,9 % sur 12 mois, pour atteindre 748 049 $, tandis que celui d’une maison de plain-pied a connu une hausse de 9,5 % pour se chiffrer à 525 781 $. Toujours au troisième trimestre, le prix médian d’un appartement en copropriété a, lui, bondi de 15,2 %, pour s’établir à 413 670 $.

 

PRIX MOYEN À MONTRÉAL : 384 055 $

Concernant le Québec, l’agrégat du prix des maisons (calculé à partir de la moyenne pondérée de la valeur médiane de trois types de propriétés) dans la région du Grand Montréal a augmenté de 6,6 %, pour s’établir 384 055 $ au troisième trimestre. À noter que c’est le centre-ville qui a enregistré la plus forte appréciation des prix sur 12 mois, avec une croissance de 14,3 % (511 129 $), tandis que ceux des propriétés situées dans l’ouest de la métropole ont grimpé de 5,4 % durant la même période (422 515 $). De son côté, le prix des maisons à Québec et à Sherbrooke a augmenté de 3,1 % et 4,2 %, pour se fixer à 300 835 $ et à 246 660 $, respectivement. En revanche, il a diminué de 3,3 % à Trois-Rivières (200 080 $).

 

À Montréal, le prix médian des maisons standards à deux étages a augmenté de 7,3 % par rapport au troisième trimestre 2016, pour atteindre 483 213 $, tandis que celui des maisons de plain-pied a enregistré une hausse de 4,5 %, pour s’établir à 299 276 $. Quant au prix des appartements en copropriété, il a connu une progression de 6,8 %, pour s’élever à 311 634 $.

« Montréal amorce une nouvelle ère de prospérité économique, ajoute le président et chef de la direction de Royal LePage. Pour boucler la boucle, le marché immobilier d’Ottawa est fidèle à lui-même et montre un bilan de croissance saine ».

Ces chiffres s’expliquent selon lui par le fait que la province soit maintenant « au milieu de ce que les économistes et le ministre des Finances québécois appellent un cercle vertueux », puisque son économie s’est améliorée au cours des dernières années et que la confiance des entreprises et des particuliers augmente, « les deux choisissant de dépenser et d’investir, créant ainsi de l’emploi et stimulant davantage l’économie ». En outre, cette région « devient de plus en plus un centre d’excellence en technologie », ce qui attire des géants de l’industrie comme Google, Amazon, Facebook et, plus récemment, Samsung.

« AU CANADA, MONTRÉAL SORT DU LOT »

Lorsque l’on regarde l’ensemble du Canada, Montréal sort effectivement du lot, selon Dominic St-Pierre, directeur principal chez Royal LePage pour le Québec.

« Les marchés immobiliers des autres métropoles canadiennes, particulièrement ceux de Vancouver et de Toronto, demeurent inaccessibles pour le ménage moyen, laissant plusieurs vendeurs et acheteurs sur la touche. À Montréal, l’appréciation du prix des maisons demeure saine et soutenable pour les propriétaires actuels et futurs dans la grande majorité des quartiers ».

Seule exception dans ce tableau positif, les quartiers du centre de l’île enregistrent une croissance des prix de 14,3 %, qui s’explique en partie par la pénurie de propriétés unifamiliales, selon l’analyste.

Ce dernier note également que, après l’instauration d’une taxe supplémentaire de 15 % pour les acquéreurs étrangers à Vancouver et à Toronto, Montréal semblait devoir être la prochaine métropole de prédilection des propriétaires internationaux. « Quoiqu’il soit encore prématuré d’établir une corrélation directe entre l’augmentation du nombre d’acheteurs étrangers et les mesures prises par les gouvernements des plus grands marchés immobiliers du pays, nos agences immobilières dans les quartiers centraux de Montréal, comme Ville Mont-Royal, Westmount et le centre-ville, traitent de plus en plus avec la clientèle internationale, et particulièrement celle provenant de la Chine », note Dominic St-Pierre.

a conclusion? « La demande accrue d’acheteurs potentiels à l’international, due à la stabilité économique et politique de la ville et à la saine appréciation des prix des maisons, pourrait faire monter les prix des propriétés dans ces quartiers ciblés. Toutefois, ce qui contribue à la hausse des prix sur le marché actuellement est surtout la demande locale accrue et le manque d’inventaire dans le segment des propriétés unifamiliales ».

Au Québec, les ventes sont à la hausse

Les ventes ont progressé dans tous les secteurs résidentiels au Québec durant le troisième trimestre par rapport à la même période l’an dernier, selon les données publiées jeudi par JLR. Ainsi, le prix médian a augmenté en ce qui concerne les unifamiliales (+5 %), les copropriétés (+2 %) et les plex de deux à cinq logements (+8 %). Dans l’ensemble, Gatineau est la seule région où les ventes de copropriétés et d’unifamiliales ont reculé.

Selon les données publiées au Registre foncier du Québec, quelque 19 913 unifamiliales ont été vendues au troisième trimestre, soit une augmentation de 4 % comparativement à la même période en 2016. Du côté des copropriétés, la croissance des ventes est particulièrement importante avec une hausse de 12 %, ce qui représente un total de 7 764 transactions. Enfin, les ventes de propriétés de deux à cinq logements ont elles aussi tiré leur épingle du jeu avec un gain de 9 % au cours du dernier trimestre par rapport à l’an dernier. Avec 2 832 ventes, il s’agit en effet du nombre de transactions le plus élevé depuis 2012.