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Élections Montréal : les partis se prononcent sur les enjeux LGBT municipaux

L'équipe de rédaction
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En collaboration avec la Chambre de commerce LGBT du Québec, FUGUES a fait parvenir aux différents partis politiques municipaux, 7 questions sur des enjeux liés aux communautés LGBTQ de près ou de loin. Les deux partis principaux ont été les seuls à prendre la peine de nous répondre, bien que le questionnaire ait été envoyé à tous les candidats à la mairie...


1)  La question de l’itinérance dans le centre-ville et plus particulièrement dans le Village semble plus d’actualité que jamais, et peu de choses ont changé depuis 2013. Même les corps policiers constatent une aggravation de la problématique. Les cliniques d’injection supervisée ne répondent qu’à une petite partie du problème.  Quelle est votre position sur la question et quelles solutions préconisez-vous? Et avec quels partenaires communautaires?


Réponse de l'Équipe Denis Coderre :

Nous sommes la première administration municipale à avoir mis en place un plan d’action pour contrer l’itinérance, avec des mesures comme le dénombrement de la population itinérante montréalaise et la nomination de M. Serge Lareault à titre de Protecteur des personnes en situation d’itinérance. Notre administration a donné, à travers ce plan, 2,5 millions $ par année afin d’assurer des services d’aide directe. Cette aide a permis, notamment, de soutenir les refuges, de prévoir des mesures d’urgence en période hivernale menant à la création de la première halte-chaleur, d’élaborer une stratégie d’inclusion et de cohabitation sociale dans le cadre du 375e en partenariat avec 14 organismes et de soutenir le développement de programmes innovateurs tel que Destination Emploi et Reconnect par l’entremise de la Société de développement social. L’information tant quantitative que qualitative recueillie lors du dénombrement nous permettent de travailler sur des bases solides et d’adapter nos interventions selon les différentes clientèles : jeunes, aînés, femmes, communautés culturelles, membres de la communauté LGBTQ+, autochtones, etc. D’ailleurs, nous procéderons l’an prochain à un deuxième dénombrement de la population itinérante montréalaise afin de mesurer l’évolution du phénomène. Nous avons également annoncé une série d’autres engagements pour contrer l’itinérance, dont :

  • Dédier une part des appels d’offres de la Ville à des coopératives et à des entreprises de l’économie sociale, et inclure des clauses sociales à l’intérieur de ces appels d’offres, de manière à favoriser la réinsertion de clientèles particulières sur le marché du travail ;
  • Développer des centres de jour et de soir dans les arrondissements pour avoir une approche territoriale qui n’est pas uniquement centrée sur le centre-ville;
  • Augmenter le nombre de places en refuges ;
  • Bonifier les mesures d’urgence en période hivernale, dont l’augmentation des services de la halte-chaleur pour qu’elle soit ouverte tous les soirs de décembre à avril, quelle que soit la température;
  • Développer 400 nouvelles unités dans les maisons de chambres;
  • Ajouter un volet autochtone au Programme d’accompagnement en justice – Itinérance (PAJIC) de la Cour municipale afin de répondre à la réalité culturelle des autochtones;
  • Poursuivre nos efforts en matière de profilage racial et social;
  • Étudier la possibilité d’instaurer un «wet shelter» en collaboration avec les services de la santé;
  • Poursuivre les travaux du Comité du maire en itinérance pour adapter notre approche avec la collaboration des organismes et intervenants sur le terrain.


Réponse de Projet Montréal l’équipe Valérie Plante :

Projet Montréal préconise une approche globale en matière de lutte à l'itinérance. Pour contribuer à endiguer le phénomène de l’itinérance chronique au centre-ville, il est à la fois important d’intervenir dans Ville-Marie, tout comme dans tous les arrondissements de la Ville de Montréal. En tant que Ville, pour agir sur l’itinérance, il faut agir à la fois sur les axes de la toxicomanie et des dépendances, de l’intervention policière, de l’aménagement du territoire, de l’hébergement et de la réinsertion sociale et professionnelle. Projet Montréal entend dégager les ressources nécessaires et continuer de travailler en collaboration avec les organismes qui viennent en aide aux populations itinérantes. Pour nous, il importe de poursuivre la sensibilisation auprès des corps policiers, de renforcer les réseaux d’aide locaux avec nos partenaires communautaires, de diffuser l’information sur les services offerts aux populations vulnérables tout en offrant des services efficaces aux citoyens pour rendre leur quotidien plus sécuritaire. Projet Montréal s’engage d’ailleurs à contribuer à la réalisation d’au moins 300 unités de logement adaptés aux besoins spécifiques des personnes itinérantes, ce qui aurait un effet direct sur la qualité de vie de l’ensemble de la population montréalaise, à commencer par celle du centre-ville.

  

2)  La question du financement des groupes communautaire et du Centre communautaire LGBT de Montréal en particulier - situé dans un édifice vétuste appartenant à la Ville-revient de manière récurrente.  Face au sous-financement des groupes communautaires LGBTQ, est-ce que vous êtes prêts à vous engager à améliorer le financement de ces organisations et, dans un deuxième temps, à leur fournir un accès à des locaux adéquats et permanents pour leur permettre de répondre à leur mission, et ce, à moindre coûts? 


Réponse de l'Équipe Denis Coderre pour Montréal :

Nous sommes très impliqués auprès des organismes de la communauté LGBTQ, et surtout très sensibles à leur cause. À titre d’exemple, l’an dernier nous avons octroyé 1 million$ pour permettre à Interligne, autrefois appelé Gai Écoute, d’augmenter ses heures d’opérations et son offre de service. Notre travail ne s’arrêtera pas là. La situation particulière du Centre Communautaire LGBTQ situé sur la rue Plessis est complexe. Outre la question du financement, il y a la question de la localisation. L’organisme est actuellement dans un édifice de la Ville. Nous sommes conscients du souhait du Centre communautaire LGBTQ de déménager dans le futur projet immobilier du Bourbon. À ce titre, nous avons d’ailleurs acquiescé à la recommandation de l’OCPM de limiter l’usage du 2e étage à un usage sociocommunautaire (en retirant l’usage bureau initialement prévu). Dans ce contexte, nous nous engageons à utiliser tous les leviers en notre possession pour faciliter la discussion entre le promoteur privé et les groupes communautaires dans l’optique d’une conclusion équitable pour tous.


Réponse de Projet Montréal l’équipe Valérie Plante :

L’exemple du projet Bourbon nous démontre une fois de plus à quel point la situation financière des orga-nismes communautaires, en particulier LGBTQ+, est préoccupante. Dans ce cas-ci, la Ville et l’arrondissement de Ville-Marie auraient dû peser de tout leur poids pour que des locaux viables économiquement soient offerts au centre communautaire LGBTQ+ par le promoteur. Cela n’a pas été le cas et nous le regrettons vivement. En tant qu’administration, nous veillerons à ce que les organismes communautaires aient accès à des locaux viables financièrement et adéquats pour leurs activités (en ce qui a trait à l’accessibilité et la salubrité des locaux, notamment) afin de continuer à soutenir leurs activités et leur mission.

 

3) La rue piétonnière Sainte-Catherine Est, durant l’été, remporte un énorme succès, les boules arc-en-ciel sont même devenues un symbole de Montréal. Êtes-vous en faveur d’une prolongation de la piétonisation dans le Village et à fournir un financement nécessaire conséquent à la tenue d’AIRES LIBRES ?


Réponse de l'Équipe Denis Coderre pour Montréal :

Depuis déjà plusieurs années, nous avons bien démontré notre intention de collaborer avec la SDC du Village pour l’événement AIRES LIBRES et la piétonisation de ce secteur de la rue Sainte-Catherine Est. D’ailleurs, l’édition 2017 d’AIRES LIBRES, qui coïncidait avec le 375e anniversaire de Montréal, s’est vue verser, en plus de sa contribution annuelle habituelle, une somme supplémentaire de 250 000 $. Quant à la prolongation de la période de la piétonisation, nous nous sommes déjà engagés à l’étendre du mois d’avril jusqu’à la fin du mois de septembre. La saison 2017, qui a été la plus longue à ce jour, a été un véritable succès. Toutefois, certaines réalités de circulation, telles que la pression ajoutée sur les artères environnantes en raison de la fermeture de la rue, doivent être soigneusement étudiées et prises en compte. La piétonisation du Village est indéniablement un incontournable en ce qui a trait à l’animation culturelle et la dynamisation commerciale du secteur. Elle fait également partie de la signature de Montréal à l’international. Nous souhaitons donc une longue et fructueuse collaboration avec tous les partenaires impliqués. 


Réponse de Projet Montréal l’équipe Valérie Plante :

La piétonnisation de la rue Sainte-Catherine Est durant toute l’année est un projet qui doit être soumis aux résidents et aux commerçants par l’entremise d’une consultation publique. Projet Montréal a déjà commencé à y réfléchir et à consulter la population, en lançant notamment un sondage durant la journée communautaire de Fierté Montréal cette année.

 

4) Il existe de nombreuses ressources financières et matérielles pour les entrepreneurs qui souhaitent démarrer leur entreprise. Malheureusement, lors de la phase de consolidation et de développement (3 ans à 5 ans), ces aides sont inexistantes et ont pour conséquence la fermeture de plusieurs de ces sociétés. Quelles mesures proposez-vous afin d'aider ces petites entreprises à se développer afin qu’elles puissent poursuivre leurs activités après la phase de démarrage?


Réponse de l'Équipe Denis Coderre pour Montréal :

Lorsque notre administration a mis sur pied le réseau PME-MTL, c’était justement pour répondre aux besoins de nombreux jeunes entrepreneurs, pas seulement en matière de financement, mais également pour leur offrir un accompagnement dans la plupart des étapes de développement de leur entreprise. PME-MTL met déjà à la disposition des entrepreneurs six fonds variés et adaptés à leurs besoins. Parmi ceux-ci, le Fonds Jeunes Entreprises offre une aide financière pour le démarrage ou l’expansion d’entreprises qui ont moins de 5 ans d’existence. Par ailleurs, la nouvelle Loi sur la métropole met à la disposition de la Ville de Montréal de nouveaux outils pour encourager le développement économique sur son territoire, en lui permettant notamment de subventionner des entreprises ou de leur accorder des crédits de taxes. Un fonds de 50 millions $ est d’ailleurs prévu dans le cadre de la Loi sur la métropole. Nous allons également nous servir du poids économique que représente la Ville de Montréal pour encourager certains types d’entreprises d’ici. En effet, notre équipe s’engage à dédier une part des appels d’offres de la Ville aux entreprises startups, aux coopératives et aux entreprises de l’économie sociale. Aussi, afin d’encourager le commerce de proximité, nous allons appliquer un taux de taxation différencié sur une première tranche de valeur pour les immeubles non résidentiels, ce qui permettra de réduire sensiblement le fardeau fiscal des petits commerçants de quartier. Enfin, nous savons qu’il n’est pas facile pour les jeunes entrepreneurs de s’y retrouver dans les processus administratifs municipaux. C’est pourquoi nous allons utiliser le réseau PME-MTL pour améliorer le service aux entrepreneurs et simplifier leurs démarches avec la Ville, tout en poursuivant le travail de simplification et d’harmonisation administrative et réglementaire.

Réponse de Projet Montréal l’équipe Valérie Plante :

Projet Montréal souhaite faire de Montréal un leader mondial en matière de démarrage et de croissance de petites et moyennes entreprises et ce, à l’aide de plusieurs mesures conçues pour aider nos petites entreprises à s’implanter. Par exemple, nous souhaitons simplifier l’émission des permis pour les commerçants et leur permettre d’obtenir toute l’information sur les permis, voire le permis lui-même dans certains cas, en ligne. Nous souhaitons aussi implanter dans chaque arrondissement un guichet unique dédiés aux services aux entreprises dont les heures d’ouverture seraient prolongées afin d’accommoder les entrepreneurs. Enfin, Projet Montréal entend permettre l’étalement des versements de la taxe pour les petits commerces. L’ensemble de ces mesures vise à améliorer la prestation de services de la Ville envers les entrepreneurs. 

   

5) Nous sommes préoccupés par la dévitalisation des artères commerciales de Montréal et plus particulièrement celle située dans le Village. Si certains proposent de taxer la vacance des locaux commerciaux, de mettre en place une taxation modulée en fonction des types de commerce comme élément pouvant permettre de redynamiser nos artères commerciales, quelles sont les solutions que vous mettrez en place afin de revitaliser les artères commerciales, dot celle du Village?


Réponse de l'Équipe Denis Coderre pour Montréal :

Nos artères commerciales sont des composantes économiques majeures pour notre ville et elles contribuent à définir la saveur de nos quartiers et de nos milieux de vie. C’est pour cette raison qu’en 2015, notre administration a lancé le Plan Commerce, qui mise à la fois sur la force d’attraction du centre-ville et sur la vitalité de nos quartiers. Le Plan Commerce reconnaît aussi l’apport considérable des Sociétés de développement commercial (SDC), qui sont de précieux partenaires pour tout ce qui touche la mise en valeur du commerce de proximité à Montréal. C’est d’ailleurs pourquoi nous nous sommes engagés à soutenir financièrement les SDC, et à en créer d’autres au besoin, comme nous le permet maintenant la Loi sur la métropole. Avec l’adoption de cette loi, Montréal a également obtenu le pouvoir de fixer les heures d'exploitation des permis de vente de boissons alcooliques et les heures et les jours d'admission dans les commerces. En partenariat avec les SDC, nous nous engageons donc étudier les possibilités de mettre en œuvre ce nouveau pouvoir pour le bénéfice des citoyens, des touristes et des commerçants montréalais. Évidemment, nous poursuivons la mise en application du programme PR@M-Commerce, qui offre une aide financière pour stimuler la rénovation des bâtiments commerciaux sur 20 rues et artères de l’agglomération. Le Plan Commerce inclut un programme PR@M-Artères en chantier pour adoucir l’impact des travaux majeurs pour les commerçants et les propriétaires d’immeubles commerciaux. Durant la présente campagne, nous nous sommes engagés à aller plus loin encore et à adopter une formule de compensation financière pour les commerçants dont les ventes sont affectées par des grands travaux d’infrastructures. L’Équipe Denis Coderre pour Montréal s’engage aussi à mettre en place un Plan d’embellissement des artères commerciales, qui verra à la mise à niveau du mobilier urbain, et de l’éclairage, tout en misant sur l’art public et l’animation culturelle. Pour ce qui est de la rue Ste-Catherine Est, l’artère du Village, sa piétonisation entre la rue Saint-Hubert et l'avenue Papineau, s'inscrit dans la volonté de dynamiser ce secteur par des moyens innovateurs et originaux. Nous nous engageons à poursuivre les investissements et la collaboration avec la SDC du Village dans le cadre de Aires Libres. Quelques autres engagements de notre équipe pour soutenir le commerce de proximité :

  • Appliquer un taux de taxation différencié sur une première tranche de valeur pour les immeubles non résidentiels, comme le permet dorénavant la Loi sur l’autonomie municipale ;
  • Appuyer l’aménagement de terrasses publiques et placotoires sur des rues universellement accessibles par les arrondissements ;
  • Améliorer la réalisation et la coordination des chantiers en s’assurant de minimiser les impacts sur les secteurs commerciaux ;
  • Créer un groupe de réflexion en collaboration avec l’Association des SDC afin d’évaluer les programmes existants et en concevoir de nouveaux répondant aux besoins exprimés afin de poser les bases d’un nouveau plan de développement commercial pour la Ville de Montréal ;
  • Accompagner les commerçants dans le nécessaire virage numérique.


Réponse de Projet Montréal l’équipe Valérie Plante :

Projet Montréal est en faveur de telles mesures. Elles font d’ailleurs l’objet de propositions dans notre programme. Ainsi, nous souhaitons ajuster les taux de taxation selon la vocation commerciale ou communautaire et l’emplacement de l’établissement et appliquer une mesure de type « Robin des Bois », comme à Québec, afin de répartir le fardeau fiscal plus équitablement entre les grandes surfaces, les commerces sur les artères commerciales et les organismes à but non lucratif. La vacance des locaux entraîne non seulement une baisse d’animation de nos artères commerciales, mais a aussi un effet d’entraînement sur les commerces environnants. Afin de s’y attaquer, la taxation des locaux commerciaux vacants est une des options qui pourrait être envisagée. Une autre option (mis en place dans le Sud-Ouest notamment) est d’occuper les espaces vacants avec des expositions éphémères d’oeuvres d’art ou de recouvrir les vitrines de certains locaux vacants de vinyles anti-graffiti comme cela a déjà été fait sur le boulevard Saint-Laurent.

 

6) Le Village de Montréal a connu une importante croissance au cours des 20 dernières années, faisant de lui un pôle économique et touristique incontournable de la Métropole. Beaucoup fréquenté et fort apprécié durant l'été, grâce notamment au travail de la SDC du Village et de son initiative Aires Libres, plusieurs commerces peinent à survivre en dehors de la belle saison. La CC-LGBT-Q estime qu'une bonne réflexion sur l'avenir du Village et sur l'orientation de son développement pour les années venir est de mise. D’ailleurs, lors de la campagne électorale de 2013, à la demande de la CC-LGBT-Q, tous les partis s’étaient engagés à mettre en place une consultation publique sur cet enjeu. Aujourd’hui encore une telle consultation n’a toujours pas été tenue. Êtes-vous prêt à vous engager à déposer un Plan particulier d’urbanisme (PPU) pour le Village et de mandater l'Office de consultation publique de Montréal de mener ladite étude d’ici 2 ans, car il y a urgence d’agir?


Réponse de l'Équipe Denis Coderre pour Montréal :

Nous sommes conscients qu’il s’agit là d’une demande de longue date de la part de la communauté d’affaires du Village. Sur ce dossier précis, nous nous questionnons à savoir si le PPU est le meilleur outil pour le Village. Toutefois, nous sommes ouverts à en discuter davantage au cours du deuxième mandat.


Réponse de Projet Montréal l’équipe Valérie Plante :

Projet Montréal est plus que favorable à l’idée de lancer une consultation publique sur la revitalisation du Village. Malgré le travail extraordinaire et reconnu de la SDC du Village, qui pilote des animations comme Aires libres, ce constat d’un Village moribond est partagé depuis de nombreuses années et il est donc plus que temps de s’y attaquer. Nous sommes à ce point prêts à nous engager dans une consultation qui mènera à un plan d’urbanisme que nous avons déjà, par le passé, dénoncé le zonage à la pièce imposé par l’administration Coderre. La Ville autorise des projets immobiliers, en acordant des dérogations sans qu'il y ait une vue d'ensemble du développement du Village. Le projet Bourbon en est la parfaite illustration avec une dérogation pour construire une tour à logements de neuf étages alors que les bâtiments environnants ne dépassent pas les quatre étages et sans aucune inclusion de logements sociaux ou abordables dans le projet. Nous souhaitons que le développement immobilier se fasse enm conertation avec les résidents du quartier.

  

7) Les chambres de commerce de la diversité culturelles et LGBT, de par leur mandat économique et social, peinent à remplir leur mission de développement économique de leurs communautés ainsi que de l’intégration de leurs populations respectives. Quels sont vos engagements afin de soutenir le développement ces Chambres de commerce afin qu’elles puissent jouer pleinement leur rôle dans le développement socioéconomique de leurs communautés et de Montréal?


Réponse de l'Équipe Denis Coderre pour Montréal :

Notre souhait est de soutenir de plus en plus les activités des Chambre de commerce de la diversité culturelle et LGBT, en plus de participer aux nombreux événements qu’elles organisent, comme le Gala Phénicia de la Chambre de commerce LGBT du Québec. Elle est un partenaire exemplaire et un reflet de la réussite économique de la communauté dans tous les domaines. Par ailleurs, nous voulons raffermir les liens avec la communauté LGBT et nous prenons des actions concrètes en ce sens. Outre les excuses publiques présentées par moi-même et le directeur du SPVM à la communauté pour les rafles policières menées dans les bars gais de la métropole dans les années 60 et jusqu’aux années 90, nous avons pris l’engagement de mettre en place une première Politique de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres à Montréal, en plus de nommer un agent de liaison qui agira comme intermédiaire entre la Ville et la communauté LGBTQ.


Réponse de Projet Montréal l’équipe Valérie Plante :

Projet Montréal souhaite apporter son soutien au développement d’initiatives qui répondent aux besoins de l’ensemble des communautés montréalaises dans une perspective d’inclusivité et de mixité. Dans le Village, notre parti s’est déjà engagé à contribuer à la diversification de l’offre commerciale et à répondre aux besoins des petits commerçants en fonction des demandes spécifiques de la population et du quartier. Une administration Projet Montréal s'engage conséquemment à travailler de concert avec les partenaires commerciaux et les chambres de commerce issues de la diversité afin d’assurer le dynamisme et la vitalité des activités commerciales du secteur. La consultation et la concertation sont, selon nous, des outils privilégiés qui permettent de donner de meilleurs leviers à la population tout comme aux organismes de développement économique et social. C’est donc en travaillant à bâtir des communautés plus fortes et en favorisant la participation des organismes de développement que Projet Montréal souhaite appuyer les Chambres de commerce issues de la diversité culturelle et LGBTQ.