Au volant

ROULEZ BRANCHÉ

Denis-Daniel Boullé
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Chevrolet Bolt

L’automne a été exceptionnel au point d’avoir oublié que novembre, c’est le moment de mettre des semelles d’hiver à nos autos. Et oui, fini les longues promenades sous la chaleur tardive des derniers mois. Retour à la réalité de notre climat. En revanche, pour celles et ceux qui utilisent leur auto pour le travail dans la grande région de Montréal, les derniers mois auront été difficiles face à tous les chantiers, petits et grands, qui ont rendu infernal la circulation à Montréal au point de sérieusement réfléchir à ce rabattre sur les transports en commun ou vers la bicyclette. De nombreux chantiers mais pas au point de faire de l’auto une chose du passé. Et puis pas une semaine ne se passe sans que l’on nous dévoile une auto plus. Plus économique, plus sécuritaire, plus écologique, plus technologique, plus autonome, plus confortable, plus… De quoi continuer à nous faire rêver tout en bonifiant notre conscience sociale faisant de nous des conducteurs responsables. 

Quant aux pneus d’hiver, un rapide tour sur des sites de magazines automobiles, vous permettra de faire le meilleur choix pour votre auto si vous devez les remplacer cet hiver. Pas si compliqué même pour un profane de s’y retrouver et de comparer les différents pneumatiques pour s’assurer d’une conduite hivernale plus sécuritaire. 
 
Pour rester dans le domaine de la conduite responsable, les véhicules électriques se multiplient. Et les tous derniers modèles mis sur nos routes ne cessent de gagner en autonomie et en temps de recharge plus rapide. Reste à mettre à la disposition de tout un chacun des bornes de recharge. 
 
Chevrolet Bolt : Petite sœur de la Volt, Chevrolet s’est déjà bien placée sur l’échiquier du tout électrique. D’un style plus classique, cette petite berline à hayon offre une autonomie de 350 kilomètres, autonomie suffisante pour la très grande majorité de nos déplacements. Un petit handicap, son prix d’entrée : 42 000 $, que ne compenseront pas les rabais du gouvernement. 
 
Smart a choisi pour  le Canada de ne plus importer que la version électrique. Le pot de yaourt comme certains l’appellent, est donc cent pour cent zéro émission. Principalement un véhicule urbain et pour ceux qui n’aiment se déplacer qu’avec une sacoche et une trousse de toilette, cette petite auto deux places uniquement, s’avère un véritable plaisir de conduite en plus de se faufiler partout et… silencieusement. Une des raisons pour lesquelles Car to Go l’a choisie pour constituer sa gamme de véhicules en auto libre. La Smart n’a pas peur des autoroutes non plus, à condition de se rappeler à son volant qu’elle est bien légère et très sensible aux appels d’air et que son autonomie est plutôt limitée : 155 kilomètres, mais suffisante pour traverser les ponts et se rendre au travail.  
 
Nissan a ouvert la voie du véhicule tout électrique avec la Leaf, qu’un propriétaire de compagnie de taxi a rendu populaire. Pour 2018, la Leaf fait peau neuve, et si le design extérieur est moins original que la version qu’elle remplace, disons que les concepteurs ont manqué d’audace pour lui enlever son look un peu pataud. Il en va de même à l’intérieur où l’ensemble manque de gaieté. Avec une autonomie de 250 Kilomètres, un prix d’attaque plus intéressant que Chevrolet, un peu de 35 000 $, et la réputation de la marque, la Leaf 2018 devient le modèle de choix, puisque bien plus polyvalente que la Smart. 
 
D’autres constructeurs proposent des modèles tout électrique qui en option peuvent recevoir un petit moteur traditionnel pour prolonger l’autonomie, mais ils ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Bien sûr, on pense à Tesla dont deux modèles circulent sur nos routes, et certains comme taxi. Un modèle plus petit est attendu dans les mois qui viennent, dénommé Model 3, il devrait se détailler à partir de 40 000 $ et bénéficier d’une très grande autonomie. Enfin, BMW propose la I3, petit modèle élégant et original mais accessible à partir de 47 000 $ et qui peut être équipée d’un prolongateur d’autonomie, entendre d’un moteur conventionnel. 
 
De nombreux constructeurs proposent des modèles hybrides qui sont tout aussi intéressants, avec des consommations au 100 kilomètres qui ne dépassent pas les 5,5 litres au 100 kilomètres. Ils ne dépendent pas non plus de l’achat d’une borne de rechargement, ni de l’obligation d’en trouver une pour prolonger un voyage quand les batteries sont vides. 
 
En fait, seules vos contraintes d’utilisation de votre voiture feront la différence entre LE tout électrique et la motorisation hybride en sachant que vous serez au final gagnant sur tous les plans : économie d’essence et conscience sociale en paix. 
 
nissan leaf