États-Unis/ Élections Sénatoriales

Le candidat homophobe Roy Moore accusé d'abus sexuels sur des mineures

Associated Press
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Le candidat républicain ultra-homophobe au Sénat américain Roy Moore est accusé d'avoir abusé sexuellement des femmes et des adolescentes. Ces soupçons ne le font pas renoncer à sa candidature jusqu'à présent. 

Le candidat au Sénat anti-LGBT Roy Moore a été notamment accusé d'avoir agressé sexuellement des adolescentes.

Selon le « Washington Post », plus de 30 personnes reprochent à Moore d'avoir agi de façon inappropriée contre des adolescentes.

Beverly Young Nelson a affirmé ces derniers jours qu'alors qu'elle avait 16 ans quand Moore, procureur de district, l'a agressée sexuellement, « forçant sa tête vers son entrejambe ». « Je pensais qu'il allait me violer », a-t-elle dit à propos de l'actuel candidat au Sénat républicain pour l'Alabama.

La campagne de Roy Moore se poursuit néanmoins alors que l'homme est accusé d'inconduite sexuelle avec des mineures alors qu'il avait la trentaine.

Il a répondu en rejetant les accusations d'abus sexuels contre lui dans lesquelles il voit une « manœuvre politique ». « Je peux vous dire sans hésitation que c'est absolument faux », a-t-il soutenu.  

Cependant, de nombreux républicains à Washington ont pris leurs distances avec Moore, y compris le leader républicain du Sénat Mitch McConnell et l'ancien candidat à la présidentielle John McCain.

« Il devrait démissionner immédiatement et donner aux habitants de l'Alabama la possibilité de choisir un candidat dont ils peuvent être fiers », a déclaré McCain.

En outre, la Maison-Blanche a déclaré vendredi que le président Donald Trump attend le retrait de Moore, si les allégations s'avéraient être vraies.

Roy Moore a remporté la primaire républicaine le 26 septembre 2017 à Montgomery, en Alabama, en battant le sénateur sortant Luther Strange. Il affrontera le candidat démocrate Doug Jones aux élections générales de décembre.

Roy Moore, 70 ans, est célèbre pour avoir été suspendu pas une, mais deux fois de son poste de chef du pouvoir judiciaire de l'Alabama.

La première fois pour avoir installé, malgré une interdiction au nom de la séparation des pouvoirs, un monument à la gloire des Dix Commandements au siège de la justice de l'État, en 2003.

La seconde il y a un an, parce qu'il a refusé de reconnaître la légalisation du mariage homosexuel, malgré une décision de la plus haute cour des États-Unis. Il n'a pas pour autant abandonné sa croisade politico-religieuse.