Image+nation - 25 novembre à 13h

Abu ou la complexité de la relation père-fils

Sébastien Thibert
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Dans le petit monde des documentaires tournés à la première personne, les familles dysfonctionnelles sont devenues la norme, et pourtant, ABU (qui signifie « père ») nous plonge dans des profondeurs d’émotion crue jamais atteintes auparavant. 

Le cinéaste montréalais Arshad Khan  retrace le périple de sa famille qui a dû faire face à un terrible racisme après avoir quitté le Pakistan pour venir s’établir à Mississauga, en Ontario. Arshad découvre qu’il est gai et s’efforce d’explorer cette identité, alors même qu’il voit son père se cantonner de plus en plus dans un strict conservatisme religieux. Grandir dans de telles conditions ne fut certainement pas chose facile, mais le film réussit très bien à évoquer ce dont ces années formatrices ont pu avoir l’air. Dans une scène particulièrement accablante, la mère du cinéaste déclare froidement qu’elle est en désaccord complet avec toute forme d’homosexualité, quelle qu’elle soit.


Dur et pourtant splendide, ce film alterne entre les séquences tournées à l’époque, les séquences récentes, des entrevues, et des scènes d’animation. L’habile va-et-vient et les différentes formes reflètent adéquatement l’évolution compliquée du clan Khan. Il y a des choses qui nous suivent tout au long de notre vie, et dont on n’arrive jamais à se défaire. Entre le Canada et le Pakistan, entre modernité et tradition, entre dévotion et extrémisme religieux, ABU brosse un portrait inoubliable de la relation père-fils. L’un des meilleurs documentaires de l’année.

ABU sera présenté le samedi 25 novembre, à 13h, au Cinéma Alexandre de Sève de l'Université Concordia.

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L’HORAIRE COMPLET DU FESTIVAL Image+Nation 30

 

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SAMEDI 25 novembre 


DIMANCHE 26 novembre

 

LUNDI 27 novembre

  

MERCREDI 29 novembre 

 

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SAMEDI 2 décembre

 

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