Journée mondiale de lutte contre le sida,

Le VIH n'est pas une barrière

L'équipe de rédaction
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À l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le milieu communautaire de lutte contre le VH et le sida lance une campagne dans le but d'informer la population québécoise des avancées scientifiques qui permettent d'affirmer qu'aujourd'hui, plus que jamais auraparavent, le VIH ne doit pas être une barrière.

Au cours des cinq dernières années, les résultats de recherches scientifiques ont ravivé l'espoir de pouvoir mettre fin à l'épidémie du VIH et du sida dans les pays occidentaux. L'une de ces études, HPTN052, a démontré, au sein de 1763 couples sérodifférents (l'un des partenaires est séropositifs et l'autre pas) majoritairement hétérosexuels, que le traitement anti - VIH rédui sait le risque de transmission du VIH de 96 %. Une étude semblable, PARTNER, a suivi 1228 couples sérodifférents (888 couples hétérosexuels et 340 couples homosexuels) sur une période de 4 ans : des 58000 relations sexuelles sans condom non protégées observées, on a dénombré seulement 11 cas de transmission du VIH (moins de 2 %). De plus, l'analyse du type de VIH contracté a permis de conclure que ces 11 personnes avaient été infectées à l'extérieur du couple.

«Ces résultats ne font que confirmer ce que nous observons depuis longtemps» souligne Ken Monteith, directeur général de la Coalition des organismes communautaires de lutte contre le sida (COCQ - SIDA).  «Les personnes vivant avec le VIH qui maintiennent une charge virale indétectable, du fait de la pri se d’un traitement contre le VIH efficace, ne transmettent pas le virus.»


Pour Jacques, qui vit avec le VIH depuis plus de 20 ans, ces données sont «ce qui pourrait permettre, enfin, d'avoir un impact sur la peur associée au VIH et de faire en sorte que la population cesse de rejeter les personnes vivant avec le VIH». Il poursuit : «cette nouvelle campagne veut sensibiliser la population sur les faits que l’épidémie du VIH n’est plus ce qu’elle était et q ue les traitements, en plus de sauver la vie des personnes séropositives, rendent impossible la transmission du virus. Il serait dommage que le VIH soit ce qui empêche le développement de belles relations».


Cette campagne se veut un message d’espoir pour toutes les personnes séropositives qui vivent constamment dans l’angoisse de transmettre le virus à leur partenaire. D’admettre que le VIH ne se transmet pas — lorsque ces personnes maintiennent une charge virale indétectable depuis plus de six mois due à la prise, sans manquer de doses, d’un traitement contre le VIH efficace et à un suivi médical régulier — fait en sorte que le VIH, aujour d’hui plus que jamais, ne d oit pas être une barrière aux relations affectives et sexuelles.