Région de QUébec

MIELS-Québec participe à l’atteinte de la cible 90-90-90 de l’ONUSIDA

Éric Whittom
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Le Mouvement d’information et d’entraide dans la lutte contre le VIH-sida à Québec (MIELS-Québec) est à l’œuvre dans la région de la Capitale-Nationale pour atteindre la cible 90-90-90 du Programme commun des Nations Unies sur le VIH-sida (ONUSIDA).


«Pour aider à mettre fin à l’épidémie de sida», l’ONUSIDA souhaite qu’«à l’horizon 2020, 90 % des personnes avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 90 % de toutes les personnes infectées par le VIH dépistées reçoivent un traitement antirétroviral durable et que 90 % des personnes recevant un traitement antirétroviral ont une charge virale durablement supprimée», explique-t-il dans son document intitulé 90-90-90 Une cible ambitieuse de traitement pour aider à mettre fin à l’épidémie de sida.
 
«Selon les dernières estimations de l’Agence de la santé publique du Canada datant de décembre 2016, une personne sur cinq vivant avec le VIH au Canada ne connaît pas son statut sérologique», souligne en entrevue à Fugues Patrick Labbé, intervenant au secteur Prévention du MIELS-Québec. 
 
Pour que 90 % des personnes avec le VIH dans la région de la Capitale-Nationale connaissent leur statut sérologique, cet organisme communautaire offre un service gratuit de dépistage du VIH et des autres infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), avec ou sans rendez-vous. 
 
Le dépistage avec rendez-vous s’effectue dans ses locaux situés au 625 de l’avenue Chouinard à Québec. Son équipe de prévention se rend aussi dans différents établissements que fréquente la communauté LGBT à Québec, à savoir le Drague Cabaret Club, le Club ForHom et les saunas Backboys et l’Hippocampe. Le calendrier de dépistage est publié sur son site Web.
 
Lors d’une clinique de dépistage, une infirmière spécialisée en ITSS effectue la collecte des échantillons à analyser et un intervenant du MIELS-Québec est disponible «pour échanger sur divers sujets touchant la santé sexuelle (orientation sexuelle, pratiques sexuelles, stratégies de prévention, dépistage, prophylaxie préexposition connue sous l’acronyme PrEP, etc.)», précise le MIELS-Québec sur son site Web.  
 
Pour que 90 % des personnes séropositives dépistées reçoivent un traitement antirétroviral durable et que 90 % de ces personnes maintiennent une charge virale durablement supprimée (indétectable), le MIELS-Québec leur apporte du soutien individuel, notamment pour les aider dans leurs démarches initiales pour rencontrer un médecin ou pour maintenir leur observance au traitement dans un contexte de difficultés personnelles. 
 
«La Direction de santé publique (DSP) de la Capitale-Nationale ne dispose pas de données sur l’évolution de l’atteinte de l’objectif 90-90-90 de l’ONUSIDA pour la région de la Capitale-Nationale, puisque le système provincial de surveillance de l’infection du VIH ne comptabilise pas les données par région sociosanitaire», explique à Fugues, la Dre Nathanaëlle Thériault, médecin-conseil à la DSP de la Capitale-Nationale. Toutefois, elle souligne que l’Institut national de santé publique (INSPQ) devrait publier éventuellement un suivi de l’atteinte de l’objectif 90-90-90 pour la province de Québec.