Bar LGBT

L’Ôtre Zone disparaît à nouveau dans les flammes !

André-Constantin Passiour
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Après un incendie majeur qui avait endommagé lourdement le bâtiment qui loge le club L’Ôtre Zone, à Sherbrooke, au mois d’avril dernier, voici qu’un autre feu ravage les lieux dans la nuit du 19 au 20 décembre. Cette fois-ci, il semblerait que la bâtisse soit une perte totale. Un coup dur pour les personnes LGBT de Sherbrooke et des environs qui attendaient avec impatience cette réouverture.

«C’est très, très malheureux. On a le coeur gros de chagrin», de commenter Miguel Landry, le gérant du bar L’Ôtre Zone et assistant du propriétaire, lors d’une courte entrevue téléphonique à Fugues.

Les pompiers de Sherbrooke ont combattu l’incendie durant une bonne partie de la nuit sans pouvoir totalement maîtriser les flammes qui sortaient de l’édifice de quatre étages de la rue Dufferin, au centre-ville. Cet édifice avait été construit en 1836 et a déjà abrité le premier hôtel de la ville, l'Hôtel Magog.

Jusqu’à 65 sapeurs ont dû être appelé sur place alors que la fumée envahissaient cette partie de la ville. «Les pompiers doivent détruire toute la bâtisse maintenant [parce que ce n’est plus sécuritaire]», rajoute de façon triste Miguel Landry. Le bar le Magog, le bistro Les beaux dimanches et L’Ôtre Zone se partageaient l’endroit.

Cela faisait 17 ans que le bar L’Ôtre Zone existait. «On ne sait pas encore ce qu’on va faire, il est trop tôt pour le dire. On va laisser passer le temps des Fêtes et on verra par la suite. Est-ce qu’on va déménager le bar ailleurs, on ne sait pas…», rajoute M. Landry.

L’être Zone venait à peine de rouvrir ses portes après que l’on a passé toute une bonne partie de l’été et de l’automne à tout rénover.

Un show avec Michel Dorion et Kelly Torrieli avait été prévu le 23 décembre. D’autres partys étaient aussi attendus par la clientèle. «Il nous a fallu rappeler tout le monde [les artistes et les DJ] pour leur annoncer la mauvaise nouvelle», de dire Miguel Landry dont l’horaire était chargé à accorder des entrevues sur la situation.

«Nous avions tout rénové nous-même, on n’avait pas fait appel à un contracteur, ce sont les gens du bar avec des bénévoles qui ont tout fait et maintenant le feu ravage tout…», termine M. Landry.