Le Top de 2017

Les 20 chroniques ayant le plus suscité votre attention en 2017

L'équipe de rédaction
Commentaires

Les chroniques qui ont suscité sur le site de Fugues au moins 7 000 clics et jusqu’à plus de 35 000 (pour la chronique de Denis-Daniel Boullé sur la sortie d’Éric Duhaime).

La chronique la plus populaire de l'année sur Fugues.com...


Parfois je me dis qu’il y a des portes de placard qui devraient rester fermées... 

L’animateur du FM 93, Éric Duhaime vient de sortir du placard à 47 ans. Et l’homme, peut-être pour se prémunir contre des attaques sur son long silence, n’y va pas avec le dos de la cuillère.

 

AInsi que les autres, dans le désordre...

 

Une triste «sortie du placard»

Monsieur Duhaime, j’ai acheté votre livre, et je vous l’avoue, avec une petite honte. Tout ce que j’ai lu, dans les médias, ne m’incitait pas à me procurer votre essai. Cependant, je me devais de connaitre l’ensemble de l’œuvre afin de ne pas me fier uniquement aux quelques extraits rapportés, ici et là, et qui pourraient, à eux seuls, susciter une réplique de ma part.

 

«Chaque graine est unique»!

Des hamburgers, puis du poulet et des gaufres et, avant ça, on ne se souvient plus vraiment quel commerce occupait l’espace du 921, Sainte-Catherine Est, soit près du Pharmaprix. Local un peu «maudit», rien n’y tenait longtemps jusqu’à l’arrivée, au début de l’été dernier, de  La Graine brûlée, un café tout ce qu’il y a de plus original. Et le mot est faible ! Local de plus de 15 pieds de hauteur aux couleurs vives avec des tables de pique-nique, des «cabanes», un grand carrousel, une salle avec des livres et tables très longues pour des rencontres de groupes, etc., tout est inusité, ludique, jeune, joyeux… Ici, rien ne colle avec les grandes chaînes où tout est encadré et formaté d’avance. Petit frère du café Oui Mais Non, dans Villeray, La Graine brûlée est le fruit des idées bouillonnantes de quatre jeunes propriétaires aux parcours diversifiés, mais qui trippent tous très fort et qui sont allumés sur les concepts actuels et nouveaux, et surtout, qui sont guidés par Manon…

 

Dis-moi la taille de ton pénis et je te dirai qui tu es…

Il ne faisait pas partie des utilisateurs d’applications qui se contentent de dire bonjour, d’attendre mes statistiques corporelles et d’exiger mes préférences sexuelles. Il entretenait la discussion. Me charmait, me faisait rire et m’allumait. Jusqu’à ce qu’on veuille se rencontrer. À cet instant précis, une bulle d’anxiété a grandi dans son esprit et tous ses messages n’avaient qu’un but : il voulait savoir, que dis-je, il avait BESOIN de connaître la grosseur de mon pénis, à défaut de quoi il préférait ne pas me rencontrer. Instinctivement, j’ai voulu faire mon cute en répondant qu’il le verrait s’il était capable d’allumer ma tête et mon corps. J’ignorais alors que ses propos allaient empirer…

 

Sapiosexualité

Valentin a lentement mais surement pris ses distances du cercle de Louise. Il aurait aimé être un ami plus fidèle, mais les études et le travail lui laissaient si peu de temps qu’il devait apprendre à prioriser, et la relation de couple passait toujours en premier. Il l’a connu il y a presque un an et est tombé en amour avec son goût du défi avant même de lui parler. Cette passion commune pour le renouveau a entretenu la flamme de leur relation un bon moment. Mais au quotidien, et plus encore dans certaines discussions plus sérieuses à propos de leurs visions de la vie, Valentin ressentait un malaise qu’il s’expliquait mal. Une sorte de sentiment d’incomplétude, de frustration handicapante. Et donc même s’il le trouvait terriblement beau, que le sexe était parfait et que le temps passé avec lui était toujours agréable, il s’est résolu à le quitter.  

 

Des militants LGBTQ qui nuisent à leur propre cause

Leurs connaissances du mouvement LGBTQ sont généralement plus grandes que celles de la moyenne. Leur détermination est sans borne, leurs convictions inébranlables et l’énergie qu’ils investissent à faire avancer la cause force l’admiration. À vrai dire, plusieurs militants LGBTQ accomplissent davantage en 24h pour transformer la société que certains d’entre nous le feront durant notre vie entière. Pourtant, parmi ces modèles de combativité et d’engagement, se trouvent certains individus qui ne ratent pas une occasion de mépriser les peu conscientisés et d’insulter ceux qui ne pensent pas comme eux. Des militants qui, trop souvent, nourrissent eux-mêmes la bête qu’ils tentent de dompter…

  

Pourquoi chercher des amis sur Grindr?

Ils ne sont pas nombreux, mais ils existent. Ces usagers d’applications de rencontres qui cochent uniquement les options «amitié», «réseautage» et «discussion» dans leurs critères de recher-che. Une façon pour eux de préciser qu’ils ne veulent rien qui s’approche du flirt verbal, des rendez-vous galants, des rencontres sexuelles sans lendemain, d’un amant régulier ou d’un éventuel amoureux. Une approche qui, pendant des années, m’est apparue incompréhensible et peu sincère. Jusqu’à tout récemment… 

 

Les six sophismes de monsieur Éric Duhaime

La publication récente du livre d’Éric Duhaime, La fin de l’homosexualité et le dernier gay, a fait grand bruit. L’auteur affirme un peu péremptoirement que la sortie du placard volontaire ou le outing n’est plus nécessaire parce que la société québécoise est à ce point tolérante que l’homosexualité est vue comme normale. Corrélativement, toujours selon M. Duhaime, l’heure de la mort de l’activisme gai a sonné. Finalement, il faudrait même s’abstenir d’utiliser le vocable « homosexualité » tant l’égalité entre les personnes homosexuelles et hétérosexuelles est atteinte.

  

Sois libre et tais-toi

Je voudrais qu’on se parle de liberté d’expression. En novembre dernier, comme porte-parole du Conseil québécois LGBT, j’ai demandé à un collectif universitaire de faire annuler une conférence qui,  dans son résumé, frôlait le discours haineux. J’ai ensuite subi les foudres de plusieurs personnes que je considérais comme des allié.e.s, qui m’accusaient de faire de la censure et de brimer la « liberté d’expression ». 

 

Quand, c’est écrit sur le visage...

Dans un article polémique publié récemment dans le Journal of Personality and Social Psychology, Michal Kosinski et Yilun Wang affirment que l’homosexua-lité peut se détecter sur le visage. Les deux chercheurs de l’Université Stanford assurent avoir conçu un programme d’intelligence artificielle capable de déterminer si une personne est homosexuelle ou non, avec 81% de réussite pour les hommes et 74% pour les femmes (des chiffres qui grimpent respectivement à 91% et 83% quand cinq photos de la personne sont évaluées par le programme). Les humains ont, quant à eux, obtenu de moins bons résultats.

 

Mado s’expose ... À L’AMOUR

Y paraît que février est le mois de l’amour? Ouen ben pas au Québec en tout cas. Par chez nous c’est le festival de la neige par-ci et les records de froid par-là. Mais prépare-toi à te faire bombarder de messages d’amour dans les prochaines semaines parce qu’en février, frette pas frette, l’amour il est partout. Toi non plus tu n’y échapperas pas, cher lecteur aguerri, les publicités de p’tits couples parfaits qui s’aiment et les spéciaux sur la lingerie à la Senza te rappelleront tous les jours de février que c’est bientôt la St-Valentin et que si t’es encore célibataire le 14 février cette année ben t’es juste un beau gros looser! Anyway, j’me demande ben c’est qui la vraie looser : celle qui regarde l’homme de sa vie engraisser pis perdre ses cheveux, qui torche des bébés aux 2 ans, qui n’aura plus jamais sa taille de jeune fille, qui se prive pour sa famille, qui prend des vacances de 3 jours à Cape Cod pis qui mange la même queue molle tous les soirs ? Ou celle qui fait ce qu’a veut, quand a veut, avec qui a veut, qui a encore sa taille de jeune fille, qui se prive pour personne, qui voyage 4 fois par année pis qui est pas obligée de répéter 100 fois « j’t’aime » pendant qu’elle se fait brouter le minou par un douchbag du 450. Ça fait que l’amour, le bécotage devant le faux foyer et le compte conjoint à la caisse populaire, le jour où je trouverai un homme qui me sera aussi indispensable que mon vibrateur à 3 vitesses, on en reparlera ! Joyeuse St-Valentin quand même mes amours!

 

Le lobby des chroniqueurs

Alors qu'il était de toutes les émissions radiophoniques et télévisuelles, lui assurant une merveilleuse promotion de son livre, Éric Duhaime s'est découvert des alliés. Des alliés de la confrérie des chroniqueurs se portant à sa rescousse et dénonçant la “pendaison médiatique” (pour reprendre l'expression de Mathieu Bock-Côté) de l'animateur de Québec. De Mathieu Bock-Côté à Denise Bombardier, en passant par Lise Ravary, ils ont salué le courage de celui qui a osé s'affranchir du politiquement correct. 

 

Il faut plus investir dans le tourisme LGBT et promouvoir Montréal!

En 2016, la Société de développement commercial (SDC) du Village désirait en savoir plus sur ceux et celles qui fréquentent le Village, en s’adressant tout particulièrement aux touristes LGBT. Ainsi, deux études importantes ont été réalisées, l’une avec la firme californienne LGBT Community Marketing & Insights (CMI) et l’autre avec la maison québécoise SEGMA. En général, le taux de satisfaction est plus qu’appréciable concernant le Village gai de Montréal et les visiteurs et les touristes apprécient tout particulièrement l’ambiance festive de la piétonisation estivale Aires Libres. Si le Village gai de Montréal est coté en 2e place après San Francisco (Castro), il demeure inconnu pour bien des LGBT à travers le monde. Pour les responsables de la SDC, il est clair qu’une vaste opération de promotion touristique, de la part des autorités concernées, serait nécessaire pour y attirer les voyageurs LGBT.

 

L’insulte homophobe qui m’a presque fait plaisir

Un gris samedi de novembre, à la sortie du métro Berri-UQAM, je me suis embarqué dans un échange houleux avec une inconnue sur une banalité. Après quelques phrases de part et d’autre, la dame m’a regardé de la tête au pied avec dégoût, et alors que je me dirigeais vers le centre-ville, elle a crié assez fort pour que tout le monde entende : «Tu t’es trompé de chemin, le Village, c’est de l’autre bord! Le monde comme toi devrait y rester...» Aussi ridicule soit-elle, son insulte homophobe m’a fait rager quelques secondes. Jusqu’à ce qu’un sourire se dessine sur mon visage, résultat d’une pensée rassurante qui venait de me calmer : au Québec, cette femme fait désormais partie de la minorité.   

 

Quand les Boules se transforment en 18 teintes !

Du début mai jusqu’à la fin de septembre, on déambulera de nouveau sur Sainte-Catherine Est devenue alors rue piétonnière pour la 10e édition d’Aires Libres, sous la houlette de la Société de développement commercial du Village (SDC). Depuis six ans, l’artère est agrémentée de la «canopée» des «Boules Roses» de l’architecte paysagiste de réputation internationale, Claude Cormier. Nouveauté pour la saison estivale 2017 : ces boules ne sont plus roses! Elles se déclineront en 18 nuances inspirées de la bannière arc-en-ciel! Cela tombe bien puisque l’on célèbre à Montréal la toute première édition de Fierté Canada organisée par Fierté Montréal. Mais est-ce que cela avait été planifié ainsi ou est-ce un coup du hasard? C’est là qu’entre en scène le génie de l’équipe de Claude Cormier, embauchée par la SDC du Village…

 

Y a-t-il trop de lettres dans la communauté LGBTQIA+ ?

Il fut un temps où la majorité des Québécois ne comprenaient absolument pas pourquoi ils devraient ajouter les mots «gai» et «lesbienne» à leur vocabulaire, alors que «pédé», «gouine», «tapette», «fif» et «butch» faisaient si bien le travail. Encore aujourd’hui, les membres de cette même majorité ont du mal à comprendre qu’il existe vraiment des hommes et des femmes bisexuels, et la plupart d’entre eux ne saisissent pas les réalités du T dans le célèbre acronyme. Et maintenant, quoi, vous pensez réellement qu’on est en droit d’exiger leur compréhension de nouveaux termes et l’intégration du vocabulaire non genré? Ma réponse à cette question: oui, absolument. 

 

Le jour où j’ai décidé de ne plus faire de coming out

Mon dernier amoureux, un Mexicain de 23 ans, m’a un jour appris qu’il n’avait jamais fait de coming out auprès de ses parents. Stupéfait, j’ai posé sur lui un regard plein d’empathie (je réalise aujourd’hui que c’était de la pitié mal placée), convaincu qu’il ne sentait pas suffisamment d’ouverture de leur part, que leur vision était dictée par la religion omniprésente dans leur coin du monde et qu’il préférait se cacher plutôt que de les décevoir. Un an plus tard, j’ai compris qu’il appartenait à une nouvelle catégorie d’homosexuels : ceux qui ne ressentent pas le besoin de faire la grande déclaration.

 

Proud to be moi-même

Ce mois-ci, au Conseil québécois LGBT, on lance (enfin!) notre campagne d’affiches, intitulées cette année «Moi-même, avec fierté! / Proud to be me!». Traditionnellement, nos affiches offrent une vision positive du vécu LGBT à travers une thématique précise — la famille, le travail, la diversité — et cette année, nous nous sommes concentrés sur le milieu-cible de notre campagne: les jeunes.

 

Revenir dans le placard

Jonathan ne sait pas ce qui est en train de lui arriver. Chaque fois qu’il le voit, il perd ses mots, il craint de se mettre à bafouiller, il en a des chaleurs. Il ne sait pas si c’est le magnétisme qui se dégage de lui et qui fait se retourner toutes les têtes sur son passage, ou tout simplement l’attrait de l’interdit et de l’inaccessible. Parce que Ludovic n’est pas gai.

 

Une édition d’Aires Libres sans précédent !

Jusqu’à présent, les «Boules roses» de Claude Cormier ont marqué les esprits… Elles sont devenues, au fil du temps, une signature distinctive pour le Village sur la scène internationale ! Pour célébrer les 35 ans du Village gai de Montréal et pour souligner la tenue de la première édition de Fierté Canada, on marchera cet été sous une canopée de boules aux couleurs chatoyantes «inspirées» de la bannière arc-en-ciel, signée Claude Cormier ! Et ces petites sphères seront plus nombreuses que jamais ! Mais ce n’est pas tout, il y aura également une abondance de plantations pour plus de verdures alors que l’on pourra, si vous n’avez pas le vertige, se promener au-dessus des boules et prendre des «selfies» à volonté ! Et ce n’est qu’une partie du programme qui nous est réservé…