Canada - Réfugiée

Une réfugiée lesbienne évite l’expulsion

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À quelques heures de son expulsion au Cameroun, où elle risquait sa vie en raison de son homosexualité, une réfugiée a appris qu’elle pourrait rester six mois de plus au Canada pour y déposer une nouvelle demande de résidence.

TVA nous apprend ce matin qu’une réfugiée camerounaise a appris qu’elle pourrait rester six mois de plus au Canada pour y déposer une nouvelle demande de résidence. Au Cameroun, elle risque sa vie en raison de son homosexualité.

Arrivée en mars 2016 au Canada, Clarisse Noutchemi Lah fuyait la persécution. Rappelons que les personnes LGBTQ sont régulièrement victimes de discrimination, de manœuvres d’intimidation, de harcèlement et de violences dans ce pays d’Afrique centrale, comme le précise l’organisme Amnistie internationale sur son site web.

Plusieurs délais provoqués par des changements d’avocats dans son dossier ont toutefois retardé la demande d’asile de Clarisse Noutchemi Lah. À un tel point que la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada aurait refusé d’entendre son appel pour statuer sur la première décision négative à son endroit. Plusieurs démarches auprès du ministre de l’Immigration du Canada, Ahmed D. Hussen, et de la Sécurité publique, Ralph Goodale, sont aussi restées lettre morte jusqu'à ce que l’équipe du député et ancien chef néo-démocrate Thomas Mulcair lui vienne en aide.

Trois heures avant l’expulsion de Clarisse Noutchemi Lah, le ministre de l’Immigration du Canada a finalement appelé Thomas Mulcair pour accorder un sursis de six mois à la réfugiée. En entrevue avec le réseau TVA, Mulcair se dit « très reconnaissant qu’il (le ministre de l’Immigration du Canada) ait pris la peine de m’appeler. C’est un geste très humain».

SOURCE TVA Nouvelles