Zambie

La police aux trousses de deux lesbiennes présumées

Reuters
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La police zambienne s'est lancée mercredi à la recherche de deux jeunes femmes dont des photos publiées sur les réseaux sociaux peuvent suggérer qu'elles sont homosexuelles, une relation répréhensible dans ce pays africain très conservateur.

«Nous enquêtons sur les photos de ces deux filles qui circulent sur les réseaux sociaux», a déclaré une porte-parole de la police locale, Esther Katongo. Ces images montrent les deux filles affalées sur un canapé, la tête de l'une reposant sur la poitrine de l'autre.

L'unité de la police en charge des crimes sur internet a été mobilisée pour tenter de les identifier et de procéder rapidement à leur arrestation, a précisé Esther Katongo.

La Constitution de la Zambie n'interdit pas explicitement les relations homosexuelles mais prohibe toute «relation charnelle contre l'ordre naturel». Son code pénal punit la sodomie - bannie depuis la colonisation britannique - d'un maximum de quinze ans de prison.

Réélu en 2016, le président Edgar Lungu s'est fait remarquer à plusieurs reprises ces dernières années par ses diatribes contre les homosexuels, en dépit des invites insistantes à la tolérance de certains des principaux pays donateurs de la Zambie.

«Ceux qui défendent les droits des gais devraient aller en enfer», a-t-il lâché en 2013, alors ministre des Affaires étrangères, à l'endroit de deux hommes poursuivis pour actes «contre nature»