Toronto

Un homme dit avoir échappé au présumé tueur en série Bruce McArthur…

Peter Sgromo n'aurait jamais cru que ses cours d'arts martiaux pourraient un jour lui sauver la vie. Il se souvient encore de l'empreinte des doigts du présumé tueur en série Bruce McArthur autour de son cou, le printemps dernier.

M. Sgromo a raconté à un journaliste de Radio-Canada qu’il connaissait McArthur depuis plus de 10 ans et qu'il le voyait de temps à autre. Le printemps dernier, l’accusé de 66 ans l’a invité à le rencontrer dans un restaurant du village gai de Toronto. Les deux hommes font alors le point sur leur vie et McArthur lui parle d'un récent voyage où il a rencontré un homme qui « aimait jouer dur ». Ce commentaire ne correspond pas à l’homme doux qu’il connaît, mais M. Sgromo ne s’y attarde pas plus qu’il le faut.

McArthur lui offre plus tard de le raccompagner à son hôtel (M. Sgromo habitait à Thunder Bay à l’époque) dans sa fourgonnette. Puis les événements prennent une tournure violente, dit M. Sgromo : «[On s'embrasse puis] il me saisit et tord le cou violemment [pour m’abaisser la tête] jusqu’à son entrejambe. Son pantalon était détaché. Je n’en revenais pas.» M. 

Sgromo se rappelle avoir instinctivement attrapé le coude de McArthur pour se libérer de son emprise. « Qu’est-ce que tu fais », lui a-t-il lancé. McArthur s'excuse et lui propose alors de l'amener à son appartement, mais M. Sgromo prétexte qu'il doit d'abord passer par son hôtel pour s'assurer que son chien va bien. Il lui envoie ensuite un texto de sa chambre pour lui dire que son chien est malade et qu'il doit rester à l'hôtel. « Ça a été ma façon de lui échapper », raconte-t-il. M. Sgromo dit qu'il n'a jamais eu de nouvelles de McArthur par la suite. M. Sgromo n'a pas contacté la police à l'époque. Il explique qu'il a simplement cru que McArthur recherchait un rapport sexuel de domination.

Source : Radio-Canada / CBC