Au volant

Kia Stinger : Un métissage à la sauce coréenne

Denis-Daniel Boullé
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Stinger

Kia a le vent en poupe. Ses coups d’essai sont en général des coups de maître si l’on pense au succès de la Soul. Avec la Stinger, le constructeur coréen a décidé de jouer dans la cour des sportifs avec son premier modèle qui peut se targuer de concurrencer les Mercedes, les BMW ou même encore pour le design, les Alfa Roméo. 

La Stinger est une berline dont la silhouette est craquante et qui annonce les couleurs : Des allures de faux coupé avec un toit fusionnant avec le coffre, des prises d’air sur le capot avant, des disques de freins rouges Brimbo, quatre sorties d’échappement et des feux DEL à l’arrière comme à l’avant… La Stinger devrait se faire rapidement apprécier car fidèle à la tradition, Kia a tenu à ce que son prix de vente soit aussi un élément très attractif et bien en-dessous des modèles anglais, italiens, et surtout allemands équivalents. D’autant que la marque mérite beaucoup d’éloges depuis une dizaine d’années dans la qualité et la fiabilité des modèles produits, aussi bien de la part des acheteurs que des chroniqueurs automobiles.
 
 
Pour le Canada, seules les versions à traction intégrale seront disponibles, accouplées à une boîte automatique à huit rapports avec au choix deux moteurs : un V6 développant 365 chevaux, disponible dès aujourd’hui au Canada, et un quatre cylindres de 2 litres, disponible au printemps prochain. Lors d’essai avec des modèles concurrents semblables, la Stinger V6 n’a pas démérité bien au contraire, et a offert un excellent rapport conduite confort aux essayeurs. Elle ne déshonore pas sa catégorie même si elle penche plus vers la routière grand tourisme que vers la sportive. Mais peut-être se niche-t-elle au croisement du meilleur des mondes, puisque rares sont les occasions de profiter de toutes les sensations que pourraient nous procurer une véritable sportive.
 
Kia continue de s’imposer comme un des constructeurs les plus intéressants de ces dernières années, et ne cesse de surprendre agréablement les consommateurs. Finalement, le constructeur brouille les pistes et les genres.
 
De quelques nouveautés du salon de Montréal
Tout d’abord, BMW a présenté son VUS sous-compact, le X2. Petit problème dans la nomenclature des VUS du constructeur allemand : le X2 est plus petit que le X1. Il y a peu, BMW avait changé la déno-mination des berlines et des coupés pour aider la clientèle à s’y retrouver, il devra peut-être faire bientôt de même avec sa famille de VUS. Le X2 reste fidèle à la tradition en reprenant les mêmes gênes que ses frères. Il ne serait pas étonnant que les frères ennemis Mercedes et Audi ne réagissent pas. Le premier avec la toute nouvelle génération de classe A, le second avec l’A1 qui circule en Europe.
 
ePedal
N’y voyez aucune allusion graveleuse. Il s’agit d’une nouvelle technologie avec laquelle nous devrons nous habituer dans le futur et qui équipe la toute nouvelle génération des Nissan Leaf. En fait, une seule pédale avec laquelle jouer en appuyant dessus pour accélérer et en la relâchant pour freiner. Les techniciens de Nissan estiment sans chiffre à l’appui qu’en cas d’urgence pour s’arrêter, trop de conducteurs confondraient la pédale de frein avec celle de l’accélérateur. Avec le ePedal, il suffirait de le lever le pied que le véhicule s’arrête. Innovation qui serait rapidement suivie par la disparition du volant, le tout serait intégré, avec l’accélération et le freinage, dans un joystick comme sur les consoles. Et on parle de cette avancée pour 2022, c'est-à-dire demain. On pourra dire que l’on conduit dorénavant du bout des doigts.
 
mitsubishi 
Mitsubishi Outlander PHEV
C’est le VUS hybride rechargeable le plus vendu dans le monde. Et en 2018, il arrive sur les routes canadiennes. Et pour couronner le tout, à un prix tout à fait abordable dans sa catégorie, aux alentours de 43000$ auxquels s’appliqueront les rabais provinciaux. Et mieux encore, il est le seul VUS hybride à offrir une recharge rapide des batteries en moins de 30 minutes à hauteur de 80 % de la charge maximale. Des arguments qui devraient en faire réfléchir plusieurs au moment de se tourner vers ce type de modèle qui offre performance, sécurité et économie d’énergie.
 
Coup de cœur : Alfa Romeo Stelvio
Le design est superbe. D’une part, il se démarque des autres modèles par les lignes purement Alfa Romeo, d’autre part par un comportement qui le classe parmi les meilleurs VUS de sa catégorie en termes de sportivité et de tenue de route. Certains lui reprocheront des plastiques durs à l’intérieur ou encore la petitesse de l’écran central ou, pour finir, la rudesse de la banquette arrière. Mais qu’importe le flacon pour les passagers du moment que l’ivresse est au rendez-vous pour le conducteur. Pour passionné uniquement. 
 
Romeo Stelvio
 
Rolls Royce Phantom
Bienvenue dans la sphère The sky is the limit Rolls Royce a décidé d’enlever les rides de la première génération de Phantom qui datait de… 2003. Une éternité dans le monde de l’automobile sauf pour ces monstres de luxe qui traversent avec superbe les années. La génération se veut plus légère, encore mieux insonorisée, et la compagnie offre à chaque acquéreur potentiel la possibilité de travailler avec un artiste ou un designer pour personnaliser et individualiser Sa Rolls, en sortant bien évidemment quelques billets supplémentaires..