Extrême droite

Marion Maréchal-Le Pen critique les droits LGBT lors d'une conférence conservatrice aux USA

L'agence AFP
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La politicienne d'extrême droite Marion Maréchal-Le Pen a été applaudie lors d'une conférence de conservateurs américains alors qu'elle se livrait une critique des familles homoparentales. 

Marion Maréchal-Le Pen a siégé à l'Assemblée nationale en tant que députée du Front national lors de la précédente législature entre 2012 et 2017.

La nièce de la candidate à la présidence, Marine Le Pen et petite-fille du fondateur du parti d'extrême droite a annoncé qu'elle se retirait de la vie politique à la suite de l'échec de sa tante, renonçant à se représenter à la députation.

Après plusieurs mois de relatif silence, la benjamine Le Pen était invitée par les républicains américains à s'exprimer lors de la Conservative Political Action Conference (CPAC), en présence de Donald Trump, Mike Pence et de hauts responsables du parti de droite américain.

Opposée aux droits des LGBT, elle a été applaudie alors qu'elle se livrait à une critique virulente du mariage gai et de l'homoparentalité.

« Comment sommes-nous arrivés là? », a-t-elle interrogé, faisant porter la responsabilité à l'UE et aux gouvernements français successifs.

« Aujourd'hui, même les enfants sont devenus des marchandises ... nous entendons dans le débat public que nous avons le droit de commander un enfant sur catalogue, nous avons le droit de louer l'utérus d'une femme, nous avons le droit de priver un enfant d'une mère et d'un père », a affirmé la militante d'extrême droite pour qui « un enfant n'est pas un droit ». 

"Nous ne voulons pas de ce monde atomisé d'individus sans genre, sans mère, sans père, sans nation", a encore tonné Marion Maréchal-Le Pen avec une allusion à la question du genre qu'elle combat.

Vantant les mérites de La Manif pour tous - le mouvement anti-LGBT né de la lutte contre le mariage homosexuel - ainsi que du Brexit et de l'élection de Donald Trump, la benjamine Le Pen a estimé que ces différents événements « prouvent que lorsque les gens auront la possibilité de reprendre en main leur pays, ils la saisiront ».