Homophobie

Gus Kenworthy publie les insultes homophobes qu’il reçoit sur Youtube… et Youtube s’excuse

Yannick LeClerc
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Le skieur acrobatique américain Gus Kenworthy a rendu publiques les insultes homophobes dont il a été l'objet depuis sa médiatisation lors des Jeux olympiques d'hiver. 

Le compte YouTube du skieur acrobatique américain Gus Kenworthy a été le lieu où des homophobes ont déversé leurs flots d’insultes dans les commentaires de ses populaires vidéos. Le skieur a notamment défrayé les nouvelles internationales en embrassant son petit ami devant les caméra de télé alors qu'il participait aux Jeux d'hiver à Pyeongchang. Le sportif a révélé que depuis ce baiser, il était la cible de messages haineux et homophobes sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, il a notamment partagé quelques uns des nombreux commentaires qui ont été écrits sous une de ses vidéos YouTube.

«Tu n'es pas un champion, tu es un pédé. Avec un peu de chance, tu mourras d'une mort horriblement douloureuse dans un accident de voiture. Si un musulman te pousse du toît d'un bâtiment serait également très bien»,

«Gros pédé. Va te faire foutre. Crève du sida!» «Ces pédés doivent retourner dans le placard à l'abri des regards, ce n'est pas bien de sucer la bite d'un autre homme».

Partageant ces messages, Gus Kenworthy rappelle ironiquement que des gens lui avaient dit «en 2018, personne ne se soucie que tu sois gai, l'homophobie n'existe plus».

Son tweet a suscité une vague de solidarité de la part de ses fans mais également de Chelsea Clinton. Plus tard dans la journée, le compte Twitter officiel de YouTube a aussi réagi à la polémique. 

« Ceci est inacceptable, nous sommes désolés pour ces commentaires et les notifications qui t'ont touchés. Nous travaillons activement pour résoudre ce problème afin que tu ne puisses plus voir ou être notifié de ses commentaires abusifs et nous explorons de nouvelles méthodes afin de protéger d'autres individus de ce genre de commentaires. »

En attendant la fin de cette polémique, Gus Kenworthy ne se laisse pas abattre et l’a fait savoir à ses détraqueurs.