QUÉBEC

Accusé d’abus, le président par intérim de la Commission des droits de la personnes démissionne

Yannick LeClerc
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Président par intérim, Camil Picard plaide l’innocence, après avoir démissionné jeudi de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) en raison d’allégations d’inconduite sexuelle.

C’est à la suite de la publication d’un article dans La Presse concernant des agressions sexuelles qu’il aurait commises dans les années 1980, qu’l a annoncé son départ de la commission en matinée jeudi

Jeudi soir, il a diffusé un communiqué pour «?réaffirmer avec force et détermination [son] innocence?». Il y rappelle qu’il avait fait l’objet d’une enquête policière, mais qu’aucune accusation formelle n’avait été déposée. «?C’est, je crois, une démonstration qu’aucun acte répréhensible n’a été commis?», écrit-il. Il dit s’interroger sur les intentions des personnes qui ont fourni les informations pour l’article «?sensationnaliste?» qui a entraîné sa chute.

M. Picard revient aussi sur la poursuite civile qui avait été intentée contre lui par un jeune homme et le règlement qui était intervenu en 2010, soit le versement de 50 000?$ au plaignant. «?Encore une fois, rien dans cette procédure ne permet de conclure que j’ai pu agir de façon inappropriée avec qui que ce soit?», plaide-t-il.

En point de presse, la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a indiqué que des faits n’avaient pas été divulgués par M. Picard lors de son habilitation de sécurité et que cela affectait la confiance du gouvernement. «?Même si une personne n’est pas reconnue coupable, la perception est importante, tout aussi importante que les faits, et dans cette situation, les faits révélés auraient mené à une décision tout autre que la nomination de M. Picard?», a-t-elle déclaré.