Le 6 mai, JOURNÉE DE VISIBILITÉ LESBIENNE

Annales Lesbiennes

Julie Vaillancourt
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annales lesbiennes

Le 6 mai prochain, à l’Écomusée du fier monde, se tiendra la traditionnelle Journée de visibilité lesbienne, organisée en partenariat avec le Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ) et le Centre de solidarité lesbienne (CSL). Cette journée, dédiée aux femmes de la diversité sexuelle (femmes LGBTQ+) possède ses propres annales, puisque la première JVL a eu lieu en 1982. C’est ainsi sous une thématique à la fois historique, doublée d’un jeu de mot assumé, que se tiendra la journée de cette année: Annales lesbiennes..

Gabrielle Bouchard, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) sera l’invitée d’honneur de cette journée «car elle représente les femmes au niveau de la FFQ. C’est une occasion de la présenter, de parler d’inclusion et de discuter des combats féministes, qui ne sont pas terminées et la JVL est un lieu de rassemblement afin de discuter des enjeux actuels», explique Julie Antoine, directrice générale du RLQ, membre du comité organisateur de la JVL. «L’histoire, c’est non seulement discuter du passé, mais aussi tout ce qui est en lien avec l’actualité. Démystifier et actualiser notre histoire. Annales lesbiennes, c’est aussi pour aborder les différents thèmes d’aujourd’hui, une façon d’engendrer des dia-logues positifs, laisser place à l’expression entre les diverses générations. Il y aura une médiatrice lors de la journée afin de modérer les échanges pour que tout soit fait dans le respect. Nous n’avons peut-être pas toutes la même vision des choses, mais nous voulons partager les visions et contextualiser nos batailles, pour comprendre où nous en sommes rendues. Revenir dans le passé, constater le présent et envisager le futur». Plusieurs conférences seront présentées, dont celle de Line Chamberland, sociologue, professeure et titulaire de la Chaire de recherche sur l’homophobie de l’UQAM, qui viendra discuter de l’histoire du mouvement lesbien, en s’inspirant notamment de son ouvrage Mémoires lesbiennes, paru aux Éditions du remue-ménage en 1996. Mentionnons aussi la présence d’une douzaine de kiosques de la communauté, puis la tenue d’un panel, en lien avec le caractère historique du mouvement LGBT. «Le comité organisateur de la journée désirait aborder l’histoire politique des femmes, tout en abordant la sexu-alité. Annales étant un synonyme d’histoire, il permettait aussi de souligner un caractère plus tabou de la sexualité féminine. Le terme a quelque chose de provocateur, mais la sexualité sera abordée de façon positive tout en offrant des ateliers de démystification sur le sujet, sans oublier la prévention, la sensibilisation et l’éducation». Ainsi, afin de souligner ce «double sens» de la thématique, deux ateliers sur le sexe anal seront prodigués par la sexologue Marie-Édith Vigneau, dans un environnement sécuritaire. Rappelons que cette journée s’adresse aux femmes, bien que «si un homme se présente accompagné d’une femme, il ne sera pas refusé, mais c’est une journée pour les femmes. Il faut aussi respecter cela, car nous avons besoin de moments pour se retrouver, ensemble», appuie Julie Antoine. «Les femmes souffrent encore d’invisibilité, non seulement au sein du mouvement LGBTQ+, mais aussi socialement. Souvent, elles vivent encore leur homosexualité en cachette. La JVL vise ainsi à sortir les femmes de l’ombre tout en brisant leur isolement». Notons aussi que la journée offrira la traduction simultanée (pour les anglophones), l'interprétation visuelle en langage des signes (LSQ), alors que les conférences (audio) seront diffusées en direct sur le web. Cette importante journée se terminera par le biais d’un [email protected] avec DJ et service de bar, question de conclure les échanges sur une note des plus festives. 
 
La Journée de visibilité lesbienne se tiendra le 6 mai, à l’Écomusée du fier monde (2050, rue Amherst) à Montréal de 10h à 17h, suivie d’un [email protected] avec DJ. Prix: 10$ à la porte. Pour information et horaire complet:www.facebook.com