Italie

Pour faire reconnaître son bébé, une lesbienne doit identifier l'homme qui lui a fourni le sperme

Chantal Cyr
Commentaires

Chiara Foglietta et sa partenaire Micaela Ghisleni sont face à un véritable mur. Les deux femmes sont lesbiennes et vivent en couple à Turin en Italie. Elles ont toujours voulu avoir un enfant, mais la législation actuelle ne permet pas l’insémination artificielle, la PMA en Italie. Elles se sont donc rendues au Danemark. 

Leur fils vient de naître, mais elles se retrouvent face à un véritable mur. La mère biologique, lesbienne doit déclarer avoir conçu ce bébé dans le cadre relation hétérosexuelle pour qu’il puisse être déclaré et reconnu officiellement. 

Elles ont expliqué la situation dans une publication Facebook. Chiara explique donc :

Il n’y a pas d’espace dans le formulaire pour dire qu’un enfant a été conçu par insémination artificielle.

Mais, le couple s’y oppose avec un argument simple : chaque enfant a le droit de connaître sa propre histoire. 

L’Italie possède une législation particulièrement complexe sur les droits des LGBT+. Par exemple, l’union civile existe depuis 2016. Mais, les traitements de fertilité / insémination artificielle sont limités aux couples hétérosexuels. Il faut aussi que ceux-ci soient stables, vivent ensemble, aient l’âge d’avoir un bébé et que l’infertilité ait été prouvée. La maire de Turin, Chiara Appendino a montré son soutien à la famille en envoyant des fleurs. Elle s’est ensuite exprimée auprès de nos confrères de la Corriere Delle Sera :

Je suis personnellement en faveur et d’accord pour procéder à l’enregistrement du bébé. Mais, avec le vide législatif actuel, les droits des parents et de l’enfant ne peuvent pas être protégés.