Bar de danseurs nus

L’Adonis renaît !

André-Constantin Passiour
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bar de danseurs nus
Photo prise par © Richard Traversy

Le 18 avril dernier, grâce à la «folie» de trois entrepreneurs, le bar de danseurs nus L’Adonis ouvrait ses portes. Oui, le même nom, mais avec de nouveaux propriétaires, de nouveaux décors et une équipe de danseurs renouvelée. L’Adonis célébrera officiellement son ouverture, en juillet, avec prix de présence, buffet, etc.Rencontre.

Ce printemps, le Village vit au rythme des déménagements, des réouvertures ou, tout simplement, des ouvertures de commerces. Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu pareil dynamisme. Avec son permis actuel, L’Adonis peut accueillir jusqu’à 175 personnes. Des teintes de gris, de bleu, avec des murs de briques, c’est ce qu’on retrouvera dans ce bar qui avait fermé ses portes il y a plusieurs années. «Tout est neuf! On a tout repeint, tout nettoyé, on a refait le système d’éclairage et de son, on a rajouté des lumières, on a également rénové la scène de fond en comble; c’est pratiquement un bar neuf», indique Lucien Boisseau, l’un des copropriétaires. «Depuis le 22 février, on a travaillé ici des 80 heures/semaine chacun, et ce, en plus de nos entreprises res-pectives. On n’a pas lâché, on a travaillé très, très fort pour que tout soit beau, pour que les gens s’y sentent à l’aise et pour que cela puisse être agréable pour tous», affirme pour sa part l’autre copropriétaire, Karl Robert. Dans ce décor, on retrouve deux statues d’hommes nus aux sexes proéminents, des sculptures provenant de l’ancien Sauna Ste-Cath.
 
Karl Robert, Alexandre Grondin et Lucien Boisseau se connaissent depuis plus de deux ans maintenant. Ils sont voisins au Camping Plein Bois. En discutant, ils ont une idée d’ouvrir un commerce ensemble. De temps en temps, ils en reparlent, mais laissent aller les choses. Comme il n’y a plus de restos de cuisine rapide comme «La Belle Province», on pense peut-être lorgner de ce côté-là… Pourquoi pas après tout. «On regarde les locaux à louer dans le Village et on trouve qu’il y en a un qui pourrait peut-être faire l’affaire», relate Lucien Boisseau. Puis, on décide d’aller en vacances au Mexique l’hiver passé. «Puis, juste avant de s’en aller, je vois qu’il y a une pancarte «À louer», sur la bâtisse ici [l’ex-club de danseurs Luxe] et j’en parle à Karl», souligne Alexandre Grondin. Quelques heures avant de prendre l’avion pour le sud, Karl Robert s’informe du loyer, etc. Le tout est discuté durant les vacances. Le projet prend réellement forme. «D’un resto, on est passé à un club de danseurs nus et on s’est dit bien pourquoi pas!», explique Alexandre Grondin. «Tout de suite en revenant des vacances, on a entrepris les négociations avec la Ville pour le permis de danseurs et on a commencé les rénovations dans le local et, puis, voilà on a ouvert en avril!», renchérit Lucien Boisseau.
 
Pourquoi reprendre le nom de L’Adonis, si tout est comme un sou neuf? «Parce que c’est un nom connu, souligne Karl Robert. C’est un bar qui a marché pendant plusieurs années. J’ai dansé là à la fin des années 1990 et au début des années 2000. Nous voulons redonner ses lettres de noblesse à cet endroit…»
 
En ce moment, L’Adonis peut compter sur la présence de 10 à 25 danseurs certains soirs : des twinks de 18 ans aux gars plus bâtis dans la quarantaine. Et on recherche encore des danseurs. «Ici, il y a de la diversité, commente Alexandre Grondin. On veut pouvoir en offrir pour tous les goûts, on veut de la variété. «On recrute encore des danseurs, ajoute Lucien Boisseau. Que ce soit des twinks, des musclés, des tatoués, des poilus, des pas poilus, etc. On en veut vraiment de tous les styles pour plaire à la clientèle.» Dans l’esprit de redynamiser l’endroit et faire revivre ce club, «le concours M. Adonis reviendra cette année.On ne sait pas exactement quand, mais c’est à suivre», annonce Karl Robert.
 
Le bar est ouvert 7 jours par semaine, de 20h à 3h. Les lundis et mardis sont réservés aux «Ladies Night». «On réserve aussi des surprises pour la semaine de Fierté Montréal!», avance Lucien Boisseau avec un large sourire. Et comme le dirait l’annonceur maison: «Et on poursuit avec le charme sensuel de... l'Adonisssssss!»
 
Bar L’Adonis 1681, rue Sainte-Catherine Est, Montréal.
514-543-3011 ou Facebook.com/barladonis