Les 15, 16 et 17 juin 2018

Revoir The Birdcage au grand écran

L'équipe de rédaction
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Il est rare qu’un remake américain d’un film européen s’avère aussi satisfaisant que l’original. Il faut dire qu’avec Mike Nichols (à la réalisation) et Elaine May (à l’écriture) à la barre, Birdcage était entre bonnes mains. Ces deux vétérans de la comédie américaine ont su s’approprier le matériel de Molinaro (La Cage aux Folles) et l’adapter à l’expérience de leurs contemporains et à la réalité des États-Unis.

Armand Goldman est le patron du Birdcage, un cabaret réputé de Miami Beach, dont la vedette est Starina, un personnificateur féminin pour le moins extravagant. Dans la vie, Starina s'appelle Albert et partage la vie d'Armand depuis vingt ans.  Ensemble, ils ont élevé Val, le fils d'Armand, né d'un moment d'égarement. Ce dernier annonce à ses parents abasourdis qu'il a l'intention de se marier avec Barbara, qui n'est autre que la fille d'un sénateur ultra-conservateur. Fondateur de la coalition de l'ordre moral, celui-ci milite en effet activement contre la pornographie et l'homosexualité. La future rencontre entre les deux familles s'annonce haute en couleur... 

Il est d’ailleurs réjouissant de remarquer à quel point ces créateurs qui furent à l’avant-garde de l’ère libérale et contestataire des années 1960 profitent de ce film pour faire la fête aux Républicains et à la droite américaine. Tout y passe et tous les coups sont permis, la démonstration allant du gag vaudevillesque un peu facile à la subversion follichone et délectable. 

BIRDCAGE Un film de Mike Nichols, mettant en vedette Robin Williams, Gene Hackman, Nathan Lane, DIanne Wiest et Christine Baranski. 

Cinéma Quartier Latin, ainsi qu’au Cinéma Cinéplex Odeon Cavendish : Les 15, 16 et 17 juin.


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