ÉVÉNEMENT

Inauguration de la Galerie Blanc en présence de la mairesse Valérie Plante

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Galerie Blanc
Photo prise par © Serge Blais
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C’était une journée magnifique d’été le 31 mai dernier, jour qu’on a choisi pour l’inauguration d’Aires Libres 2018 et de la «Galerie blanc». Le soleil plombait et irradiait les murs immaculés de cette galerie d’art à ciel ouvert. On se serait cru en Grèce, sur le bord de la Méditerranée tellement le temps était idéal. La mairesse Plante, parmi les invités d’honneur, a vanté le succès de cette piétonisation  au coeur du  Village gai de Montréal. Alors qu’on célèbre cette ouverture officielle sous les boules colorées de Claude Cormier, on apprenait, par la même occasion – et ce fut le coup de tonnerre –, que ce serait la dernière année de cette installation ! Oui, vous avez bien lu, l’an prochain, les «18 Nuances de Gay» ne seront plus de retour.   

Animé par Bernard Plante, le directeur général de la Société de développement commercial du Village (SDC), cette inauguration a vu plusieurs intervenants prendre la parole au micro.

«Quel plaisir que de se retrouver ici pour cette 13e édition d’Aires Libres !», a lancé Valérie Plante, la mairesse de Montréal, en introduction de son discours. Elle a salué le travail de Bernard Plante, de Denis Brossard, le président du conseil d’administration de la SDC du Village, et de l’architecte paysagiste Claude Cormier représenté cette journée-là par son complice, l’architecte Yannick Roberge. «[…] Les Boules sont une marque de commerce partout dans le monde maintenant […] Aires Libres participe au dynamisme de la rue Sainte-Catherine. Aires Libres est une façon de s’approprier l’espace. Le succès d’Aires Libres s’explique par le partenariat qu’il suscite entre la SDC, les commerçants, les artistes, la communauté LGBT, avec les terrasses […]. L’ambiance festive des œuvres contribue à Aires Libres. Bravo à tous les partenaires !», de souligner la mairesse qui a salué, également, Alexandre Berthiaume, le concepteur de la «Galerie blanc» qui en est à sa 2e édition cette année. 

Évidemment, au moment de son allocution, la mairesse Plante n’était pas encore au courant que les fameuses boules multicolores ne seraient pas accrochées en 2019. 

Il a fallu attendre presque à la toute fin de l’inauguration, lorsque Yannick Roberge a pris la parole, pour encaisser la nouvelle fatidique que ces sphères de plastique coloré ne formeraient plus une «canopée» – pour reprendre l’expression de Claude Cormier – au-dessus de la rue Sainte-Catherine.  «Cela fait huit ans que les Boules roses égayent le ciel de Montréal. C’est une expérience de couleur festive que l’on voulait universelle, mais aussi pour la communauté LGBT. […] C’est la dernière année des Boules […] Ce fut une belle expérience, mais nous désirons que quelqu’un d’autre puisse proposer autre chose, pour que quelqu’un d’autre puisse en profiter. […] Nous sommes très optimistes pour la suite […]», annonçait ainsi Yannick Roberge puisque Claude Cormier était retenu à Toronto pour un autre projet. Dans la foule, on pouvait entendre un murmure d’étonnement total.

«Après huit ans, Claude Cormier se retire dans la gloire […], déclare Bernard Plante après Yannick Roberge. D’autres concepteurs nous disaient que tant que Claude Cormier sera là, ils ne présenteraient pas autre chose. C’est donc maintenant le moment pour le faire…»

Prenant la parole en dernier, Denis Brossard a eu de la misère à garder l’attention du public, tout le monde discutant en sourdine de l’affaire des Boules de Claude Cormier. «Nous avions un objectif d’amener l’art public et la culture dans le Village, on offre maintenant un produit de qualité internationale ! Malgré l’apparence de simplicité, cela a demandé énormément de travail et d’investissements. […] Ici, c’est un lieu fabuleux (la Galerie). Mais rien ne se fait tout seul, ça prend du gaz, de l’argent et ici plus de 10M$ ont été investis dans le Village avec nos partenaires, la Banque Nationale, la Brasserie Labatt, l’arrondissement Ville-Marie, les commerçants, etc. On veut que le chemin continue, regardez-nous aller dans le futur !», a dit Denis Brossard presque en haranguant la foule qui a applaudi.

«Je dis un grand, grand merci à la mairesse pour sa présence aujourd’hui ! L’idée de la Galerie est de renouveler la façon d’exposer dans un contexte urbain. Et il y a une nouveauté cette année, les plantations du côté de la rue Wolfe. La thématique de cette année est la «Juxtaposition» des styles artistiques», a indiqué Alexandre Berthiaume, le concepteur de la «Galerie blanc». Quoique présent, le commissaire de l’exposition actuelle, Nicolas Denicourt, ne s’est pas exprimer en public. Alexandre Berthiaume a fait ensuite un survol des artistes exposants, notant la participation de Sonny Assu, un artiste faisant partie de la Biennale d’art contemporain autochtone (originaire de la Colombie-Britannique), de Dominique Pétrin qui œuvre avec le médium papier et qui s’est inspirée des fresques de Pompéi, ainsi que James Kerr, que l’on retrouve aussi sur Sainte-Catherine, et dont les œuvres sont inspirées de la peinture classique, une belle collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal. On a souligné aussi l'exposition de la statue de Victor Ochoa conçue originellement pour l’Opéra de Montréal, en 2015, pour la pièce «Elektra» de Richard Strauss. 

Parmi les intervenants, il y a eu Jean Gagnon, le vice-président affaires corporatives à la Brasserie Labatt, Réal Olivier Lanthier, le cofondateur de la Biennale d’art contemporain autochtone (BACA), Michel Beaulac, le directeur artistique de l’Opéra de Montréal (ODM) et Mélanie Devaux, porte-parole du Musée des Beaux-arts de Montréal (MBAM).

Informations : http://galerieblanc.com/#exposition

Photo 1) Discours de Bernard Plante de la SDC du Village. 

Photo 2) Discours de la mairesse (Bernard Plante à gauche).

Photo 3) Photo officielle.