Outaouais

Une réflexion sur la diversité sexuelle et la pluralité des genres à l'UQO

Ici Radio-Canada
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L'Université du Québec en Outaouais (UQO) a été le lieu de quatre jours de conférences sur la diversité sexuelle et la pluralité des genres, au campus de Gatineau.

Cette première édition a été organisée par la professeure Isabel Côté, du Département de travail social, Kévin Lavoie, doctorant en sciences humaines à l’Université de Montréal, et Joël Xavier, étudiant en maîtrise en travail social. Elle s’adresse aux étudiants des cycles supérieurs.

« L’objectif principal, c’est de pouvoir discuter avec la relève scientifique qui s’intéresse aux enjeux de recherche auprès des personnes et des communautés LGBTQ, à pouvoir développer des projets de recherche qui soient méthodologiquement et éthiquement plus adaptés aux besoins et aux réalités de ces communautés-là », explique la professeure Côté.

Les conférences ont porté notamment sur les réalités des personnes de la communauté LGBT.

Il s'agit également pour les étudiants et chercheurs de connaître les enjeux liés à la méthodologie et à l’éthique de la recherche avec les personnes issues de la diversité sexuelle et la pluralité des genres.

Selon la professeure, il s'agit de comprendre aussi « comment faire en sorte que nos projets de recherche utilisent les personnes comme des participants, des sujets de la recherche, et non pas comme des objets de recherche qui vont servir nos propres intérêts comme chercheurs, mais bien qu’ils puissent être partie prenante du projet de recherche. »

De son côté, Érik Bisson, le coordonnateur de l’organisme communautaire Jeunesse Idem qui aide les jeunes de la région issus des minorités sexuelles en Outaouais, accueille cet appui universitaire avec beaucoup de satisfaction.

« On a encore des jeunes qui se retrouvent à la rue ou qui sont confrontés à leur identité. Il faut que l'on soit là pour les aider, plus on aura de partenaires pour travailler ensemble, comme je le fais depuis deux ans avec la chaire de recherche, ça donne un espace où l'on peut parler de ce qu'on vit sur le terrain, mais aussi des écrits pour appuyer [nos actions] », explique Érik Bisson.