28 juin au 7 juillet 2018

7 rendez-vous musicaux proposés au Festival de Jazz 2018

Yves Lafontaine
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Entre découvertes et valeurs sûres, voici sept suggestions de spectacles présentés dans le cadre du Festival International de Jazz de Montréal. 

CHARLOTTE GAINSBOURG

L’actrice et chanteuse française, Charlotte Gainsbourg, fille de deux icônes de la chanson française, Serge Gainsbourg et Jane Birkin, viendra présenter les chansons de Rest. Ce cinquième album de musique électronique est une œuvre sépulcrale et sublime dans laquelle elle évoque avec une belle impudeur, en anglais et en français, le deuil de sa sœur Kate et la mort de son père, Serge Gainsbourg.

Les 26 et 27 juin au MTelus


REST

I’M A LIE

RING-A-RING O’ROSES

LYING WITH YOU

 

CÉCILE MCLORIN-SALVANT

Étonnante interprète de la chanson, la jeune chanteuse de jazz franco-américaine Cécile McLorin-Salvant continue sa carrière avec un double album encore plus réussi que les précédents. Elle y interprète chaque chanson comme si c’était un court film où elle joue chaque fois un rôle différent, de la charmeuse à la jeune évaporée, de la séductrice à l’actrice comique. Ce qu’indique assez le titre Dreams & Daggers, jeu de mots sur Cloaks and Daggers (de cape et d’épée), qui fait miroiter les rêves et les épées d’une comédie artistique haute en couleur. On a rarement rencontré un tel tempérament couplé à un tel talent. On s’émerveille de l’entendre faire un sort à chaque mot du Devil may care de Bob Dorough et changer de costume pour Nothing like you, du même Dorough. Sur Mad about the boy, elle est l’amoureuse; sur Never Will I Marry, elle fait le pitre. Bref, sur chacune des vingt-trois chansons de l’album, elle se renouvelle pour nous surprendre encore et encore. On n’a pas fini d’entendre cette voix exceptionnelle sur la scène (théâtrale) du jazz.

Le 28 juin au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.


WIVES and LOVERS

YOU’RE MY THRILL

LOOK AT ME

 

 

MÉLISSA LAVEAUX

La chanteuse Mélissa Laveaux nous fait découvrir ses racines haïtiennes dans son troisième album Radyo Siwèl. Pour cet opus, l’artiste installée à Paris rend hommage à son île de cœur et d’origine — en particulier la période d’occupation par les États-Unis de 1915 à 1934 — à travers des chants folkloriques traditionnels créoles qu’elle a adaptés pour un rendu tout en grâce et en délicatesse. En 2013, son simple Triggers relatait un amour lesbien qui finit mal. Pour la jeune femme originaire d’Ottawa, la recherche de soi est le moteur de la créativité. «Pour mon premier disque, j’étais dans la découverte de qui j’étais vraiment; je trouvais encore ma voix, alors que le deuxième parlait d’une déchirure et de la difficulté de communiquer, notamment avec mes parents, avec qui j’ai vécu une vraie rupture, en assumant que j’étais lesbienne.»

Le 29 juin à la Cinquième salle de la Place des Arts.

TRIGGERS

 

 

ANI DIFRANCO

Artiste engagée jusqu’au bout des ongles avec lesquels elle fait naître son picking cadencé, Ani DiFranco demeure une figure du folk féministe. L’infatigable activiste vient présenter son 20e album studio intitulé Binary où la chanteuse aborde sans concession de nombreux problèmes de société sur des mélodies punchy aux accents soul.

Le 4 juillet au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.

BINARY

DEFERRED GRATIFICATION

PLAY GOD

 

 

MOSES SUMNEY

Au croisement de la mélancolie et du groove, on trouve le musicien afro-américain à la voix suave et douce, Moses Sumney, et son album Aromanticism paru en septembre dernier. La musique du chanteur originaire de Los Angeles se distingue par son alliance subtile de folk, de jazz et de blues, et ses arrangements de cordes précis. Bien que la mélancolie et le blues soient omniprésents dans Aromanticism, la parole de Moses Sumney évoque surtout l’amour et l’amour de soi avant tout. Parce qu’une personne aromatique est une personne qui éprouve peu ou pas d’attraction romantique pour les autres. «Am I vital, if my heart is idle? Am I doomed?» – «Est-ce que je vis, si mon cœur est paresseux? Est-ce que je suis condamné?» Voilà le combat de Moses Sumney, nous apporter de la lumière par son chant et de l’amour par sa parole.

Le 3 juillet au Club Soda

QUARREL

DOOMED

LONELY WORLD

MAKE OUT IN MY CAR

  

JEREMY DUTCHER

Jeremy Dutcher est un compositeur et chanteur de Toronto. Ténor d’opéra, Dutcher combine ses racines de la Première Nation Wolastoq à ses créations musicales. Son style transforme des concepts musicaux en quelque chose de complètement nouveau, en passant par le classique, le contemporain, le traditionnel et le jazz. Son premier opus Wolastoqiyik Lintuwakonawa (Nos chansons malécites) est à la fois une composition, une ethnographie musicale et une réappropriation linguistique. Les mélodies proviennent des plus vieux enregistrements connus des peuples autochtones vivant autour du bassin de la rivière St.-John (Wolastoq). Jeremy priorise la langue Wolastoqey dans sa musique dans l’espoir d’inspirer les jeunes Malécites à apprendre ce dialecte en voie de disparition. En plus de la musique, Jeremy est un organisateur engagé au sein des communautés autochtones et LGBT. En collaboration avec la Commission de vérité et réconciliation, il a mis sur pied la première rencontre nationale pour la réconciliation des gens aux deux esprits.

Le 4 juillet au Gesu.

MEHCINUT

HONOR SONG

 

 

MOME

Nouveau visage de la French touch, le DJ français et insatiable globetrotter a composé son dernier album, Panorama, dans une camionnette convertie en studio d’enregistrement pendant sa traversée de l’Australie. Dans le cadre du Festival de jazz, il viendra nous présenter ces nouvelles compositions où il mélange ambiances électro et parties de guitare inspirées pour un résultat des plus rafraichissants. On y retrouve des collaborations avec de grands artistes comme Flume ou Chet Faker.

Le 5 juillet au Club Soda.

MOMENT 1

 

YOU KILLED ME ON THE MOON

WHEN WE RIDE

WHY IS IT

PLAYGROUNG

  

Festival international de Jazz de Montréal

28 juin – 7 juil. 2018

www.montrealjazzfest.com