Russie

Le mondial de soccer débute dans un pays fortement homophobe

Associated Press
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Vladimir Poutine ouvert le Mondial-2018 jeudi dernier dans un pays où l'homophobie est forte et en progression depuis plusieurs années. Les partisans LGBT auront intérêt à se montrer vigilants. 

La crainte du hooliganisme est forte en Russie. À l'Euro-2016, des centaines d’admirateurs russes ont violemment attaqué les partisans anglais à Marseille. Les autorités ont depuis réagi avec fermeté et les partisans russes les plus violents, suivis de près par la police, ont été invités à se faire discrets. Beaucoup ont d'ailleurs assuré qu'ils feraient en sorte cet été de rester éloignés des onze villes hôtes de la compétition.

Reste un problème qui a ressurgi avec plus de virulence au cours des derniers mois: le racisme. Notamment dans les stades où plusieurs joueurs de couleur ont été victimes de cris de singe. Les autorités, qui ont nommé un coordinateur chargé de la prévention contre le racisme l'an passé, assurent que le million de visiteurs du monde entier attendu au Mondial sera bien accueilli.

Toujours au sujet des questions de tolérance, le militant britannique Peter Tatchell a été interpellé lors d'une action au centre de Moscou contre les violations des droits des homosexuels, jeudi, à quelques heures du coup d'envoi du Mondial-2018.

Son action tendait à attirer l'attention sur la situation des LGBT dans un pays où l'homophobie est forte et en progression depuis plusieurs années. De nombreuses mises en garde à l'adresse des partisans et supportrices LGBT venus de l’étranger ont été émises ces dernières semaines.

Officiellement, les drapeaux arc-en-ciel pourront être brandis, mais uniquement dans les stades et leurs environs. Les autorités ont précisé que la protection des admirateurs LGBT n’était plus garantie hors de ces espaces.