VIH/sida

Marie-Hélène, nouvelle DG au MIELS-Québec

Éric Whittom
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Marie-Hélène

Depuis la mi-mars, Marie-Hélène Guay a pris officiellement les rênes du Mouvement d’information et d’entraide dans la lutte contre le VIH-sida à Québec (MIELS-Québec).

En tant que directrice générale, elle assume la gestion des secteurs Prévention, Entraide et Hébergement Marc-Simon en compagnie d’une vingtaine d’employés et d’une centaine de bénévoles. Depuis mai 2016, elle occupait le poste d’adjointe administrative au sein de cet organis-me communautaire.
 
C’était un retour pour elle au MIELS-Québec, puisqu’au milieu des années 90, elle y a effectué du bénévolat pendant ses études collégiales (technique d’éducation en service de garde) et universitaires (certificat en administration). «Personne autour de moi n’était atteint du VIH. Ce sont mes valeurs de partage et d’entraide qui m’ont incitée à faire du bénévolat au MIELS-Québec. Comme j’avais la chance d’être en santé, j’avais du temps à offrir pour être utile.»
 
Pendant cinq ans, elle a œuvré auprès des secteurs Prévention et Entraide. «J’ai travaillé notamment à la réception, à la cuisine et au salon hospitalité. J’ai répondu à la Ligne Info-VIH et participé aux campagnes de financement», rappelle-t-elle. Durant la même période, elle s’est aussi impliquée auprès du Regroupement des personnes vivant avec le VIH-sida de Québec et de la région, entre autres à la banque alimentaire.
 
De la fin de ses études en 2000 jusqu’au prin-temps 2016, elle a travaillé à Québec comme agente de conformité dans divers bureaux coordonnateurs de la garde en milieu familial. Parmi ses fonctions, elle siégeait sur les conseils d’administration de ces organismes communautaires.
 
Ce sont les «beaux et grands défis» au MIELS-Québec qui l’ont motivée à postuler au poste de directrice générale. «Avant les années 2000, les gens atteints du VIH décédaient les uns après les autres du sida alors qu’aujourd’hui, depuis l’arrivée de la trithérapie, nous sommes passés à autre chose, notamment la possibilité pour les femmes atteintes du VIH d’avoir un enfant sans lui transmettre le virus. D’autres ambitions 
émergent, par exemple l’atteinte de l’objectif 90-90-90 de l’ONUSIDA.»
 
L’ONUSIDA souhaite qu’à l’horizon de 2020, 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 90% de toutes les personnes infectées par le VIH dépistées reçoivent un traitement antirétroviral durable et 90% des personnes recevant un traitement antirétroviral aient une charge virale durablement supprimée.
 
MIELS-Québec reverra son offre de services
Marie-Hélène Guay annonce que le MIELS-Québec amorcera dans les prochaines semaines une réflexion sur son offre de services, étant donné que les subventions gouvernementales sont maintenant davantage orientées vers la prévention que l’entraide. «En lien avec notre mission de prévention, nous développerons des services pour contribuer à l’atteinte l’objectif 90-90-90 de l’ONUSIDA, notamment pour les clientèles plus fragiles et plus sensibles. Pour ce qui est de notre secteur entraide, nous allons voir comment continuer à répondre le plus adéquatement possible aux besoins actuels de nos membres atteints du VIH», s’est-elle limitée à dire pour le moment. La direction générale mènera donc des consultations dans les prochains mois auprès de membres, des bénévoles et des employés du MIELS-Québec. Les fruits de cette réflexion seront ensuite soumis aux membres du conseil d’administration qui décideront ultimement des changements à venir. Aucun échéancier n’a été déterminé.