Cuba

La communauté LGBT cubaine espère de nouveaux droits dans la prochaine constitution

L'agence AFP
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Une nouvelle constitution doit voir le jour à Cuba le week end prochain. La communauté LGBT espère s'y voir accorder davantage de droits dont ceux au mariage et à l'adoption. 

L'Assemblée nationale cubaine examine à partir de samedi une réforme de la Constitution sans renier pour autant ses fondements idéologiques.

Cuba s'apprête à reconnaître le marché et la propriété privée comme des composantes de son économie socialiste. Ce changement vise selon les autorités à faciliter l'indispensable ouverture de l'économie de l'île aux investissements étrangers et à l'initiative privée, lancée par Raul Castro en 2008.

Depuis son entrée en vigueur, la Constitution de 1976 a déjà été modifiée à trois reprises. Le futur texte réaffirme «le caractère socialiste» du système politique, économique et social, et le rôle central du parti unique au pouvoir, le Parti communiste de Cuba (PCC), en tant que «force dirigeante supérieure de la société et de l'État».

Le texte de 224 articles, élaboré par une commission parlementaire dirigée par Raul Castro et Miguel Diaz-Canel, doit être adopté ce week-end par l'Assemblée nationale avant d'être soumis à un référendum.

Le futur texte accordera plus de droits à la communauté LGBT, longtemps discriminée sur l'île, selon Granma. «J'espère que le chapitre de la famille, où figurait un concept totalement hétérosexuel du mariage, ouvrira la porte au mariage et à l'adoption pour tous», a souligné l'avocat constitutionnaliste.

La prochaine Constitution cubaine devrait aussi reconnaître Cuba comme un État socialiste de droit, démocratique, indépendant et souverain. «Reconnaître en 2018 que Cuba est un État de droit est une sacrée victoire pour la démocratie. Mais il faut ensuite que des lois suivent», estime Me Fernandez.

Parmi elles, il cite «la régulation des relations politiques et sociales, les garanties en matière des droits de l'homme, liberté de la presse, de parole et de pensée».

Sur les réseaux sociaux, le débat faisait rage concernant ces sujets-là après un récent discours du président Diaz-Canel à un congrès de journalistes où il a critiqué ceux qui faisaient du journalisme hors du giron de l'État. «On l'est ou on ne l'est pas, depuis les temps de Shakespeare», a jugé M. Diaz-Canel en référence aux révolutionnaires, rappelant au passage que les fondements idéologiques n'était pas concernés par les réformes constitutionnelles.