13 octobre 2018

Le 1er Sommet Lesbians Who Tech dans la métropole

Julie Vaillancourt
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Lesbians Who Tech

Lesbians Who Tech tiendra son premier sommet canadien. Mais contrairement à ce qui a été annoncé plus tôt en juillet, il ne se tiendra pas le 11 août prochain, dans le cadre de la Fierté de Montréal, mais plutôt le 13 octobre.

Rebecca WoodmassAprès San Francisco, New York et Tel Aviv, Montréal viendra rallier, en octobre, les femmes, lesbiennes, queers et allié(e)s de toutes les sphères technologiques. Au menu, conférences, partys et réseautage. Les co-directrices du chapitre montréalais de Lesbians Who Tech, Rebecca Woodmass et Rachel Jean-Pierre nous expliquent pourquoi cette première est un évènement à ne pas manquer!
 
Fondée en 2012 à San Francisco, par Leanne Pittsford, Lesbians Who Tech est une organisation internationale, présente dans 35 villes, qui célèbre la présence des femmes dans l’industrie des technologies en organisant divers évènements de réseautage. « Elles ont des sommets tous les ans à San Francisco et New York, qu’elles considèrent comme leurs quartiers généraux, puis des sommets internationaux comme celui présenté en août à Montréal», explique d’emblée Rebecca, webmestre chez Quill Creative. 
 
«Non seulement c’est hot de faire le party à Montréal, ajoute Rachel, mais elles ont reconnu que nous étions l’un des chapitres les plus actifs, avec nos évènements mensuels, sans compter nos 600 membres (environs 350 basés à Montréal) depuis sa création en 2016». 
 
Qu’elles soient en marketing numérique, programmation ou ingénierie, le sommet permet le réseautage autant pour les expertes et les novices, que pour les curieuses en réorientation de carrière. «Beaucoup de personnes désireuses de se joindre à LWT tendent à croire qu’elles ne sont pas assez technologiques… Aujourd’hui, dans cette ère technologique, tous évoluent en périphérie des technologies ou du moins les utilisent. Lorsqu’on assiste aux sommets, on se rend compte au final que tous sont intéressés par cette même question, à savoir comment les technologies peuvent changer le monde dans lequel nous vivons et pour le mieux… Et ce, pour les femmes, les queers, les gens de couleur et tout le monde. C’est le cœur du mandat: nous désirons changer le monde par les technologies», appuie Rebecca. «Et comme je dis toujours, si être entouré de lesbiennes qui jasent technologies sonne le fun à tes oreilles, tu es certainement bien-venue.»
 
Rachel  Jean-PierreSi Rachel est aujourd’hui analyste en marketing numérique, elle fut travailleuse sociale pendant plusieurs années. «Il y a 3 ans, quand j’ai fait le switch dans le milieu des technologies, c’est là que j’ai commencé à vivre des situations de harcèlement sexuel au travail. Il y a encore beaucoup de travail à faire, notamment dû au fait que ce soit un milieu majoritairement masculin. Je n’ai jamais travaillé dans le milieu des technologies corporatives, ajoute-elle, mais j’entends le même discours venant des femmes et des non-binaires. Il y a beaucoup d’allié.es qui désirent s’impliquer auprès de la diversité, qui veulent inclure davantage de femmes et de queers. Si les gens veulent valoriser la diversité et l’inclusion afin de bien paraître, ou parce qu’ils y croient vraiment, dans les faits, ils ne désirent pas vraiment que cette diversité change les choses. Le changement fait peur aux corporations. Si la diversité est invitée à intégrer ce milieu, elle va le changer en sa faveur pour le bien de tous! Et les technologies, c’est le changement. C’est pourquoi les lesbians who tech, s’alignent si bien au changement social. La technologie, c’est aussi le pouvoir. C’est pourquoi nous sommes si excitées par ce sommet!», conclut Rebecca. 
 
Les conférences bilingues seront diverses, à l’image des technologies et diversités présentes, provenant d’ici et de l’international. 
 

Devenir bénévole: www.lwtmtl.com/

Plus d’infos sur la programmation, les partys, l’horaire et les prix: lesbianswhotech.org/montreal2018/