Costa Rica

L'interdiction du mariage homosexuel levée par la justice

L'agence AFP
Commentaires
Carlos Alvarado Costa Rica
Photo prise par © Carlos Alvarado, favorable au mariage gai, s’est félicité de cette décision.

Mercredi, la Cour suprême du Costa Rica, petit pays d’Amérique centrale, a déclaré inconstitutionnelle l’interdiction du mariage entre partenaires de même sexe et ordonné au parlement de modifier la loi.

La décision de justice était très attendue par la communauté homosexuelle du Costa Rica. La Cour suprême du Costa Rica a jugé inconstitutionnelle l’interdiction du mariage entre partenaires de même sexe. 

Elle a, de surcroît, ordonné au Parlement, composé de nombreux chrétiens évangéliques conservateurs de modifier la loi en ce sens.

L’Assemblée législative est «instamment priée (…) dans un délai de 18 mois (…), de mettre en accord le cadre juridique national » avec les mariages de personnes du même sexe, selon le texte de la Cour suprême du Costa Rica.

Ce jugement entérine une autre décision de justice prise le 9 janvier dernier et affectant toute l’Amérique latine. La Cour interaméricaine des droits de l’Homme (Cour IDH) avait alors exhorté les pays du continent à modifier leur législation afin de reconnaître le mariage entre conjoints du même sexe.

Le président de gauche élu en avril dernier, Carlos Alvarado, favorable au mariage gai, s’est félicité de cette décision.

« Nous allons continuer à impulser des actions qui garantissent la non-discrimination des personnes en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, et la protection de l’État à toutes les familles dans des conditions d’égalité », a-t-il déclaré.

Le juge Fernando Castillo, seul magistrat à avoir voté contre, a expliqué que l’interdiction des mariages gais était maintenue durant 18 mois, mais tomberait automatiquement au bout de ce délai, faute de nouvelle loi du Parlement. 

Cette disposition a été critiquée par la communauté LGBT locale.

« Qu’une institution de l’État reconnaisse qu’il existe une discrimination et, en même temps, permette à cette discrimination de se poursuivre durant 18 mois, c’est une aberration juridique, a estimé Margarita Salas, une militante LGBT.