Église catholique

Le pape préconise la psychiatrie pour les enfants gais

L'agence AFP
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Le pape François a recommandé dimanche le recours à la psychiatrie lorsque des parents constatent une orientation homosexuelle chez leurs enfants.

Dimanche, dans l’avion de retour d'Irlande où il avait passé 36 heures pour assister à la «Rencontre mondiale des familles», le pape François a recommandé aux parents d'enfants homosexuels de les diriger vers un psychiatre, laissant ainsi entendre que l’homosexualité était une maladie alors même que l'Organisation Mondialle de la Santé l'a retiré de la liste des maladies mentales il y a 28 ans.

Dans l’avion, un journaliste lui a demandé ce qu’il dirait à des parents constatant les orientations homosexuelles de leur enfant. «Je leur dirais premièrement de prier, ne pas condamner, dialoguer, comprendre, donner une place au fils ou à la fille», a répondu le pape. Mais, a-t-il ajouté, «quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses. C’est autre chose quand cela se manifeste après vingt ans», a-t-il estimé. Dans tous les cas, a-t-il conclu, «ignorer son fils ou sa fille qui a des tendances homosexuelles est un défaut de paternité ou de maternité».

Ces propos ont provoqué la fureur d’associations de défense des droits LGBT un peu partout en Occident, qui ont toutes pointé du doigt le caractère rétrograde de la position du pape en rappelant que l'homosexualité n'est plus considérée comme maladie mentale depuis 1990.

«Nous condamnons ces propos qui renvoient à l'idée que l'homosexualité est une maladie. Or, s'il y a une maladie, c'est cette homophobie ancrée dans la société qui persécute les personnes LGBT.»

«Graves et irresponsables», ces propos «incitent à la haine des personnes LGBT dans nos sociétés déjà marquées par des niveaux élevés d'homophobie et de transphobie».

«Faire le lien spontané entre orientation homosexuelle d'un enfant et psychiatrie donne le signal que l'homosexualité est potentiellement pathologique. Et on ne peut pas laisser passer une chose pareille.»