Candidat aux élections provinciales 2018

Qui est Simon Charron?

Yves Lafontaine , André-Constantin Passiour
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Simon Charron
Photo prise par © Simon Charron

Nous avons identifié près d'une quarantaine de candidat.e.s issu.e.s de la diversité sexuelle et de genre à se présenter aux prochaines élections provinciales. De ce nombre record, 30 personnes ont accepté de répondre à une série de questions que Fugues leur a fait parvenir, pour vous permettre de mieux les connaître. Candidat pour Québec Solidaire dans Sainte-Rose, Simon Charron a répondu à nos questions.

1.  Selon vous, être LGBTQ+ en politique, c’est un avantage, un inconvénient ou c’est hors sujet ?

Je ne crois pas qu’être LGBTQ+ revête un avantage ou un inconvénient en soi. J’ai plutôt l’impression que cela dépend de chaque électeur et électrice. Ceci dit, nous devons certainement avoir davantage de représentants et représentantes de notre communauté dans les instances démocratiques pour s’assurer que nous progressons toujours, notamment au niveau de la sensibilisation auprès de la population. Les LGBTQ+ doivent avoir des figures politiques à qui se rattacher, particulièrement les plus jeunes.

2.  Croyez-vous, que l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, cela fait partie uniquement de la vie privée ou bien qu’à l’ère de la transparence, il faut aussi l’être à ce niveau ?

Ce choix appartient à chacun et chacune et il n’y a pas de mauvaise réponse. Personnellement, je fais le choix d’être transparent sur cette question puisque je veux pouvoir représenter ouvertement les membres de la communauté LGBTQ+. Cependant, je ne fais pas de la politique basée sur mon orientation sexuelle. Elle fait partie de qui je suis et de mon parcours en tant que personne, mais il y a bien d’autres raisons, tout aussi importantes, qui me poussent à faire de la politique. 

3.   Qu’est-ce qui a motivé votre engagement politique et à vous (re)présenter aux prochaines élections ?

L’ensemble de nos propositions sont importantes à mes yeux, mais je crois que ce sont nos engagements pour la réforme électorale et pour la transition écologique qui m’ont poussé à me présenter aux prochaines élections.

Nous devons améliorer la représentativité de tous les citoyens et toutes les citoyennes pour assurer un fonctionnement démocratique et équitable de nos instances. Il est aberrant que notre système permette à une minorité de gouverner avec 100% du pouvoir! Je me présente aussi pour mes neveux : je veux améliorer, du mieux que je peux, le sort qui les attend alors que l’avenir de notre planète est en jeu. Il est urgent de s’attaquer aux changement climatiques. 

4.  Pourquoi devrait-on voter pour vous ?

Parce que j’ai vraiment à cœur ma circonscription et le Québec. J’ai beaucoup à apporter à la politique québécoise et aux débats publics. Je crois que nous sommes vraiment mûr-e-s pour un changement de cap à l’Assemblée nationale. La population est cynique face à la politique qui se fait depuis les 30 dernières années et cherche des personnes authentiques à qui faire confiance. Je suis intègre et je veux redorer le blason de la politique. Les gens de Sainte-Rose peuvent compter sur moi pour conserver et améliorer leur milieu de vie et le sort de nos générations futures. J’ai bien l’intention de faire avancer plusieurs dossiers qui stagnent, comme l’amélioration de l’offre en transport en commun, l’accessibilité aux études et à des soins de santé, le bassin d'emplois bien rémunérés et la qualité de notre environnement.

5.  Quel devraient être, selon vous, les enjeux les plus importants de la prochaine campagne électorale ?

Je crois que l’environnement est le principal enjeu de cette campagne. Il est urgent que le Québec prenne des mesures politiques importantes afin de changer son destin et celui de notre planète. Remettre nos systèmes d’éducation et de santé sur pied sera aussi un enjeu central. La santé et l’éducation ont été mis à mal depuis trop longtemps, ils devraient prendre une place importante dans le choix des électeurs et électrices le 1er octobre.

6.  Une phrase qui vous définit bien?

Au moment d’écrire ces lignes, je ne pense qu’à nos détracteurs qui croient que nous pelletons des nuages (alors que nous offrons une perspective tout à fait réaliste et réalisable) :  Il semble qu'il n'y a pas de mal à avoir - au figuré - la tête à la hauteur des nuages, pourvu que ce ne soit pas pour s'occuper des nuages, mais pour voir les problèmes d'un peu plus haut que le terre-à-terre. -Claude Robillard

 

7.  Et maintenant en bref…

Votre lieu de naissance ?  Je suis né à Sherbrooke, mais j’ai grandi à Laval.

Votre âge ?  26 ans

Votre statut civil ? Je suis célibataire

Vos emplois principaux ou études des 5 dernières années : J’ai un baccalauréat spécialisé en sociologie avec cheminement international. J’étudie les discours politiques sur les espaces verts sous une perspective d’équité environnementale dans le cadre de ma maîtrise en études urbaines à L’Institut national de recherche scientifique (INRS). Je travaille pour Équiterre. J’ai été impliqué pendant 6 ans au sein du Jeune Conseil de Montréal et j’en ai été le président. J’ai également été codirecteur de campagne aux dernières élections municipales à Montréal.

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