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Actualités / Provincial - Québec

La disparition de David Fortin

Un jeune gai très touché lance une pétition pour lutter contre l’homophobie

Par : André-Constantin Passiour [21-04-2009]



Gengis Grenier
  Gengis Grenier

Il s’appelle Gengis Grenier, a 22 ans et a été victime de harcèlement à l’écoles sans appuis, il a fugué lui aussi. Il a quitté sa Côte-Nord natale à l’âge de 17 ans pour venir «se réfugier» à Montréal. Le cas du jeune David Fortin, 14 ans, qui a disparu depuis plus de trois mois maintenant du Saguenay-Lac-Saint-Jean l’a beaucoup ébranlé. C’est que Fortin subissait l’abus d’autres étudiants comme lui, il était harcelé quotidiennement et ne cherchait, apparemment, qu’à s’éloigner de cet enfer.


À quelques reprises, Gengis a même tenté de se suicider pour en finir, puis il a décidé tout simplement de partir. «Chaque jour d’école, que cela soit dans l’autobus jaune, dans l’enceinte scolaire, dans les vestiaires, sur la place publique, dans les salles de bains, l’amphithéâtre et voire dans la classe elle-même, j’ai dû affronter des jeunes de mon âge me violentant physiquement, me harcelant sexuellement et me détruisant psychologiquement.

Je crois que j’ai tâté le suicide plus d’une dizaine de fois […]», indique-t-il. S’il trouve que le travail d’organismes comme le GRIS (qui font de la sensibilisation à l’homosexua-lité au secondaire ) est admirable il ne sert pratiquement à rien dans des cas comme ceux-ci, car ils nécessitent, selon lui, un autre type d’action. Face aux voies de fait, aux coups et blessures, aux injures, à l’indécence, aux expressions outrageantes et méprisantes, etc. , choses que Gengis vivait à tous les jours «étaient des motifs valables pour des poursuites criminelles et civiles», dit-il. Car justement, dans ce genre d’univers, le jeune, comme Gengis et David, se mure dans le silence, s’enferme dans son monde, ne se confie à personne et «si la situation est taboue, mais l’inaction des parents est bien réelle», rajoute-t-il. Gengis fait circuler une pétition adressée au ministère de l’Éducation et aux autorités, afin que des policiers et des avocats puissent aller devant des médias et réclamer que l’on agisse aussitôt que de tels incidents se produisent. «Il est possible de recourir aux poursuites, il est possible que l’on poursuive la commission scolaire et les dirigeants d’écoles qui devraient protéger les étudiants, et il ne faut pas hésiter à poursuivre ceux qui harcèlent […] car il faut en faire des exemples et que cela arrête», insiste-t-il. Il veut aussi que l’on donne suite aux dernières recommandations émises par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse sur l’homophobie.

Pour signer sa pétition et appuyer les démarches de Gengis






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Commentaires (1)

17-11-2009
L'inaction des parents? ...mais continuons:des policiers,des professeurs,des directeurs d'école, dois-je en rajouter?

le Québec n'est pas si 'moderne et progressiste' que l'on pense!

On se pettent les bretelles avec notre charte!C'est tout. Si un jeune noir ou juif aurais été la cible dans une école,croyez-vous sincèrement que les choses auraient été différentes? Posez la question, c'est y répondre...

à propos, pas beaucoup de commentaires de la part des lecteurs...






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