Ta douleur dans le cadre de Danse Cité, Du 18 au 29 septembre
Par : Denis-Daniel Boullé [31-08-2012]
Que peut donner la rencontre entre des danseurs et une metteure en scène ? Partagent-ils la même lecture, l’une des mots, les autres du corps ? Faux problème aurait tendance à penser Francis Ducharme dont la formation l’a rompu à ces deux langages. Il y aurait, selon lui, aucune opposition, simplement la recherche de l’expression la plus juste des émotions.
Et puis, Brigitte Haentjens a suivi des cours sur le langage et l’expression du corps avant de devenir la metteure en scène que l’on connaît. Brigitte Haentjens n’en est pas à sa première chorégraphie même si elle se défend d’être chorégraphe : « Mon écriture du mouvement n’est pas celle d’une chorégraphe, et entre les danseurs et moi nous devons élaborer notre propre langue pour nous comprendre. Parfois, je ne peux exprimer ce que je souhaite qu’en esquissant moi-même le mouvement même si je ne suis pas une danseuse ». Brigitte Haentjens parle de son travail avec précaution, non pas par fausse humilité, mais parce que tout se passe entre les mouvements, entre les mots, dans les silences. La rigueur n’a pour fina-lité que l’exposition de la fragilité, d’un mince fil que l’on doit maintenir tendu et qui menace toujours de rompre. Cette conscience de n’être qu’une exploratrice des émotions et des sentiments ne cesse d’habiter Brigitte Haentjens. Anne Le Beau à l’origine du projet a choisi Brigitte Haentjens. Elles s’étaient rencontrées, et puis la chimie a fait le reste. Le contraste entre les deux femmes est saisissant, l’une toute en énergie, l’autre toute en nuance. Au milieu, Francis Ducharme, amusé. Pour lui, l’émotion doit s’exprimer dans sa forme presque primitive et se passer de discours.
Et c’est bien la rencontre de trois parcours différents, et peut-être de concevoir leur passion que Ta douleur se décline. Car au-delà de ces écarts qui les singularisent, il y a un terreau commun dont ils dessinent les contours chacun à leur manière. « J’aime travailler avec les danseurs, car c’est la création pure. Il n’y a pas de texte sur lequel s’appuyer. En fait, si j’écris, c’est après, car créer une chorégraphie c’est éviter la narration, mais en même temps il faut que cela fasse sens », précise Brigitte Heantjens. Elle apprécie sortir, pour employer une expression tendance, de sa zone de confort, le théâtre. « Impossible de s’asseoir autour d’une table pour parler de ce que l’on faire », précise Anne Le Beau, « c’est dans le mouvement que tout naît, et le travail intellectuel suit, ce qui est généralement le contraire avec un texte ».
Avec humour, Brigitte Haentjens précise que « dans ce travail, ce n’est ni le chorégraphe, ni les danseurs qui sont les vedettes, mais bien les trois ensemble qui participent à cette création. C’est moins le cas avec les comédiens même s’ils apportent aussi à la mise en scène, mais pas dans le processus de création, il n’y a plus de hiérarchie ».
Sur la scène du théâtre La Chapelle, Anne Le Beau et Francis Ducharme vont se confronter dans la haine et l’amour, la violence et la tendresse, sur la musique de Bernard Falaise et sous la lumière de Marc Pa-rent, à la recherche d’une improbable rencontre, et d’une sérénité encore moins probable, rappelant seulement que nous serions condamnés à nous aimer à défaut de nous détester.
Le 22 mai a commencé ce festival essentiel à la vie culturelle de Montréal, puisqu’il pose un regard orignal sur la danse et le théâtre d’ailleurs et d’ici. Des créations, des performances, le reflet ... ![]()
Du 13 au 22 juin, les Francofolies célèbreront leur 25e année d’existence avec de grands noms de la scène musicale franco-phone d’ici et d’ailleurs, offrant une programmation festive et haute en coule... ![]()
Du 12 au 16 juin, on pourra assister à la «GaleRue d’Art» qui s’étendra sur plus d’un kilomètre, du mercredi au dimanche, sur la rue Sainte-Catherine Est, entre les rues Saint-Hubert et Papineau. Enco... ![]()
Du 13 au16 juin, le programme «Totem Urbain V2.0» du Festival international Montréal en arts (FIMA) prendra résidence en la Place Émilie-Gamelin avec son axe résolument centré sur le «street art». Un... ![]()
En prévision de leur spectacle à Montréal, le 24 mai prochain, nous avons discuté musique, politique, création, show business et de la chanson COLLEGE BOY avec Nicola Sirkis, chanteur et membre fondat... ![]()
I’ve always thought Rock’n’Roll makes for great theatre and over the last 40 years Rocky Horror has paved the way for such rock musicals as John Cameron Mitchell’s Hedwig and the Angry Inch. ![]()
(e) est une odyssée où le personnage principal, innommé, trouve sa nature profonde et devient un homme à travers l’amour. Dans un monde soumis aux diktats de la culture populaire et à une pauvre éduca... ![]()
L’Écomusée du fier monde vous convie à la 12e édition de son encan bénéfice annuel d’œuvres d’art. Cet événement regroupe une soixantaine d’œuvres de créateurs québécois et canadiens dont certains art... ![]()
Rares sont les moments de théâtre qui vous traversent avec autant d’intensité, de force. Rares sont aussi ceux et celles qui s’emparent d’une œuvre littéraire et savent percevoir la dramaturgie, sans ... ![]()
Le Festival TransAmériques fête avec cette édition son 7e anniversaire, l’âge de raison en somme. Bien installé dans la vie et le calendrier culturel de Montréal, il fait comme à son habitude la part ... ![]()
Sous le titre No homo : art, assistants et émulations, il s’agit ici d’une exposition d'œuvres récentes de Don Monkman, Brad Tinmouth, Brian Rideout et Rory Dean préparée par Kent Monkman. ![]()
Paul Mathieu est aujourd’hui le gérant de la Brasserie urbaine Rebel. Mais depuis longtemps, il est chanteur et musicien (pianiste)! C’est probablement ainsi que plusieurs de nos lecteurs l’ont connu… ![]()
Il y a longtemps que les artistes réagissent et s’impliquent dans la lutte contre le VIH/SIDA à travers leurs oeuvres. ![]()
Sébastien Gaudette, avec son exposition Identité, prend très au sérieux la question de la connaissance de soi. ![]()
En 1979, on découvrait dans un appartement de la rue Ontario le comédien James Hyndman livrant un étrange et long monologue sur la solitude, l’amour et les espoirs déçus d’un homme. Entre délire logo... ![]()
Ce film est la toute dernière production de la réalisatrice Patricia Chica. Écrit par Charles Hall, Ceramic Tango met en vedette Holy Scar et Richard Cardinal et traite du sujet peu banal du VIH chez ... ![]()
Fondé en 2002, le CMIM s’inscrit dans la grande tradition de la musique classique. Il vise à découvrir, et à aider les jeunes chanteurs, violonistes et pianistes qui se distinguent par la maîtrise de ... ![]()
À quoi ressemble la vie quand on est homosexuel, dépendant aux drogues et fabuleusement célèbre ? Écrite sur 14 chansons d’Elton John et de son parolier Bernie Taupin, la chorégraphie de Jean Grand-Ma... ![]()
Dans le cadre de sa mission qui consiste à rassembler les gens dans le plaisir de la lecture et de l’écriture, Metropolis bleu propose un volet littéraire sur la vie et le travail des écrivains GLBT. ... ![]()
Après le succès de sa dernière exposition en 2011, ce peintre hyperréaliste montréa-lais se déchaîne pour le printemps 2013 en nous offrant sa toute nouvelle exposition intitulée CLIMAX. ![]()
La photographe Christina Alonso présente une double exposition. Photographe de la lumière, Christina évolue vers un art où, par le biais du travail numérique, elle peint, sature, joue des contrastes e... ![]()
Souper spectacle au profit de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC (FMC). On assistera à un beau spectacle de la chanteuse à la voix forte Sylvie Desgroseilliers. ![]()
C’est dans cette ambiance thématique que l’on sera reçu avec attention au Pharmaprix du Village. Après l’hiver, même la peau de ces messieurs peut avoir été fragilisée par les écarts de température no... ![]()
Sur la base d’images prises dans des journaux, des photos ou de captations de vidéos, cette collection du peintre Ben Williamson vient questionner la pérennité des entreprises humaines. ![]()