Vendredi, 1 juillet 2022
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    Mourir

    Comme le souligne si bien l’auteur, “avec l’âge, on va plus souvent au salon funéraire, au cimetière ». L’année de ses 60 ans, plusieurs décès amènent le narrateur à s’arrêter pour réfléchir à ce qu’est sa vie et au dénouement inéluctable qui l’attend.

    Loin d’y jeter un regard sinistre, c’est plutôt avec humour, une certaine tendresse même, qu’il pose un regard objectif sur sa soixantaine.

    Chaque récit compte au maximum quelques pages et constitue, ni plus ni moins, que des instantanés, des Polaroids incisifs des comportements et travers de ses proches, mais également de la fébrilité et de la passion qui sont toujours siennes.

    L’écriture de Mario Cyr demeure toujours aussi riche et invitante, ce qui relève d’un véritable tour de force dans des textes qui ne font que quelques pages. Il arrive à créer de petits univers dans lesquels le lecteur plonge avec avidité, curieux de voir quel est le point d’arrivée auquel nous sommes conviés : une furieuse branlette en voiture, une réflexion sur la solitude, un après-midi au salon funéraire avec des êtres devenus ennuyeux ou conservant une part de désir, l’orgueil d’être en bien meilleure forme qu’un homme de 70 ans?

    Paradoxalement, malgré son titre, l’auteur semble plus vivant que jamais.

    Mourir / Mario Cyr. Saguenay : Éditions de la paix, 2015. 127p.

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