Vendredi, 28 janvier 2022
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    Thérapies de conversion : Eentre l’espoir et …


    Un certain nombre de projets de loi interdisant les «thérapies de conversion» ont été promulgués tout au long de 2019, notamment dans certains États des États-Unis d’Amérique. En effet, cette pratique a été effectivement interdite dans les États du Colorado, du Maine, du Massachusetts et de New York, ainsi qu’à Porto Rico. En outre, le 2 août 2019, le gouverneur Roy Cooper a signé un décret pour interdire le financement public de la «thérapie de conversion» pour les mineurs
    en Caroline du Nord.

    L’État de l’Utah a approuvé un projet de loi interdisant la «thérapie de conversion» en janvier 2020.Des projets de loi similaires sont en instance ou seront bientôt présentés au Canada, en France, en Allemagne et en Pologne, entre autres. Fin novembre, un projet de loi qui aurait puni les interprètes de «thérapie de conversion» d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison a été initialement approuvé par le Congrès de l’État de Jalisco au Mexique. Cependant, la discussion de ce projet de loi a été ajournée en raison de la pression de groupes socialement conservateurs.

    ET AU BRÉSIL…
    Pendant ce temps, la Cour se bat contre l’interdiction au Brésil. Le Brésil a été le premier État membre de l’ONU à promulguer une interdiction nationale au moyen d’une résolution publiée par le Conseil fédéral de psychologie (connu pour son acronyme en portugais «CFP»). La résolution de la PCP a rencontré une résistance dès sa publication en 1999, en particulier de la part de l’Organisation des psychologues et psychiatres chrétiens (connue localement sous le nom de CPPC – Corpo de Psicólogos e Psiquiatras Cristãos) connue pour ses opinions pathologisantes sur la «guérison de l’homosexualité».

    Dans l’un des rares cas d’application de la loi, en 2009, la PCP a puni Rozângela Alves Justino, psychologue chrétienne, de censure publique. Depuis lors, Justino a mené plusieurs actions en justice aux niveaux local et fédéral dans des tentatives répétées visant à faire abroger ou annuler partiellement la résolution 1/99. De plus, alors qu’elle continuait à proposer des thérapies de conversion, la CFP a finalement révoqué sa licence en 2017.

    Plus tard, Justino est devenue conseillère du député Sóstenes Cavalcante (DEM-RJ) à la Chambre fédérale des députés. À la suite d’une actio popularis déposée par Justino dans le district fédéral, deux décisions judiciaires contradictoires ont été rendues en 2017 par un juge fédéral, remettant en question l’interprétation de l’interdiction et ouvrant la porte à des psychologues pour offrir une «réorientation sexuelle» confidentielle. En 2019, un membre du Tribunal fédéral suprême (STF) a rendu une décision provisoire de suspendre les effets du magistrat fédéral inférieur, rétablissant ainsi l’interdiction en vigueur. L’affaire est toujours pendante devant le Tribunal fédéral suprême.

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