Mardi, 21 septembre 2021
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    FTA 2021, l’art de s’adapter… et d’apprivoiser les contraintes

    Avec la pandémie, le Festival TransAmériques (FTA) a adapté sa programmation et surtout sa diffusion pour que chacun et chacune y trouve son compte aussi bien le public que les créateurs-trices. Entre des spectacles en salle, des spectacles à l’air libre, et des spectacles mixtes qui pourront être vus en présentiel ou en webdiffusion. D’autant plus que les artistes invité.es ont elles et eux aussi choisi d’apprivoiser dans leur processus de création les contraintes sanitaires pour continuer la pratique des arts vivants.

    Déclarations / Jordan-Tannahill-Photo Alejandro

    Les meilleures illustrations se retrouvent dans les performances présentées. Comme Marion Siéfert avec Jeanne Dark selon une mise en scène de soi qu’elle capte et retransmet sur grand écran, puis l’artiste et sa complice Helena de Laurens s’entretiennent avec les festivaliers, en sachant qu’Hélèna de Laurens se trouve à…

    Orléans en France!
    Jouer d’ombre et de lumière sur le corps et les objets pour une expérience sensorielle dans laquelle sont pris les spectateurs-trices avec Phosphos de Paul Chambers. En entrant dans l’espace conçu par l’artiste, ils et elles peuvent modifier l’espace par leur seule présence.

    Avec Kate McIntosh, et son Workable, on détruit, on construit, ce qui a tout à voir avec la réparation. Kate McIntosh, dans un premier temps invite un spectateur à détruire un objet, puis dans un second temps et dans un second espace à découvrir un autre objet détruit et de demander de créer à partir des différentes parties rompues sa propre œuvre. Colle, ciseaux, ficelles sont fournis.

    Le théâtre aussi utilise aussi les projections pour augmenter l’expérience. Ainsi, Dans le nuage, de Maxime Carbonneau et Laurence Dauphinais, est inspiré du projet de l’astrophysicien Carl Sagan qui a voulu condenser l’essentiel de l’expérience humaine dans un disque (33 tours) et la question posée est : «que voudriez-vous condenser de ce qui serait essentiel de votre expérience?» Un regard est aussi posé sur l’actualité ainsi que les grands bouleversements politiques dont nous avons été témoins. Omar Abusaada, Mohammad Al Attar et Bissane Al Charif ont choisi d’évoquer la destruction de la ville d’Alep par la guerre avec projection sur grand écran et l’écoute d’histoires de cette tragédie. Et pour que l’expérience soit encore plus forte avec Aleppo, a portrait of absence, un spectateur à la fois pourra accéder à la projection. Enfin, Jordan Tannahill avec Déclarations propose une lecture de phrases auxquelles on ne prête pas ou plus attention et qui sont pourtant lourdes de sens agrémentée de projections.

    PHOSPHOS / Paul Chambers

    La danse est toujours à l’honneur au FTA et l’édition 2021 ne fait pas exception. On se tourne tout d’abord vers la danse urbaine, née dans les rues des quartiers chauds, comme le Anima/Darkroom de Lucy M. May et 7Starr, et Un temps pour tout de Sovann Rochon-Prom Tep. Et si les créateurs et les créatrices ont fait leur tous les styles que l’on peut parfois admirer dans les villes, ils et elles ont aussi intégré le vocabulaire de la danse contemporaine.

    LA JAMAIS SOMBRE / Catherine Tardif

    Katie Ward vous invite à Anything Whatsoever, un espace où elle laisse son corps se souvenir et appelle la quinzaine de personnes formant le public à un entraînement collectif. Sans oublier Catherine Tardif, qui avec la collaboration de Michel F. Côté et Marc Parent, se définit comme la gardienne du mouvement et du corps de la femme dans La jamais sombre. Autre création très personnelle à partir de son parcours, celle de Marc Boivin, en colla-boration avec Sarah Chase, The Door Opened West, un solo autobiographique où le corps, lui aussi, se souvient. Enfin O2, de Sarah Dell’Ava qui, entourée d’une vingtaine de danseurs et de danseuses, revisite notre quotidien souvent agité et laisse poindre des gestes et des mouvements qui souvent nous échappent.

    Le FTA, ce sont aussi les fameux Terrains de jeu, avec des projections, des débats, des présentations. Ne pas manquer l’événement de clôture, en ligne le 12 juin à 14h, au cours duquel Martin Faucher qui quitte la direction du festival fera part de son amour pour le FTA et pour les arts de la scène avec Ce FTA qui a changé ma vie.


    INFOS | FTA 2021, du 26 mai au 12 juin | fta.ca

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