Vendredi, 1 juillet 2022
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    Un appel à sensibiliser les étudiants en médecine à la santé des personnes LGBTQ

    Les étudiants en médecine au Canada devraient tous suivre un programme d’études obligatoire et normalisé au sujet de la santé des personnes LGBTQ, affirment des chercheurs et activistes.

    À l’heure actuelle, l’enseignement de ces enjeux est limité et irrégulier dans les facultés de médecine canadiennes, selon un récent article  paru dans le Journal de l’Association médicale canadienne.

    Cela cause un manque de connaissances et de sensibilisation chez les médecins et peut mener à des expériences négatives et inconfortables pour les patients LGBTQ, explique Miranda Schreiber, l’autrice principale de l’étude et chercheuse en santé à l’Université de Toronto, qui est elle-même membre de la communauté LGBTQ.

    Elle souligne que certaines personnes sont alors peu enclines à retourner voir un médecin, même si elles ont besoin de soins. Certaines expériences peuvent être gênantes – par exemple, elle raconte qu’au lieu de lui demander si elle avait une petite amie ou un partenaire sexuel, son médecin lui a demandé maladroitement si elle avait un copain; d’autres situations peuvent être plus frustrantes.

    Ce n’est pas seulement que les médecins discriminent intentionnellement les patients de nos communautés, mais l’éducation en tant que telle est basée sur un cadre hétéronormatif, note-t-elle.

    Miranda Schreiber cite également une étude de 2014 qui a montré que les lesbiennes étaient négligées pour des tests de dépistage de routine comme le frottis cervico-vaginal (ou test Pap), parce qu’elles n’ont pas de partenaires sexuels masculins, ce qui les expose à un risque de cancer du col de l’utérus non détecté.

    Iniquités en santé
    Un rapport du Comité permanent de la santé de la Chambre des communes en 2019 a révélé des iniquités en santé vécues par les communautés LGBTQIA2, qui globalement ont une moins bonne santé physique, mentale et sexuelle que leurs homologues hétérosexuels, et qui sont plus à risque d’avoir des problèmes de santé comme le cancer ou des maladies cardiovasculaires.

    Ces personnes sont moins susceptibles d’avoir un médecin de famille et plus susceptibles de vivre avec des maladies chroniques, par exemple.

    L’une des recommandations du comité permanent était que les professionnels de la santé reçoivent plus de formation sur la santé LGBTQ.

    Un sondage national auprès d’étudiants en médecine canadiens a révélé que seulement 10 % d’entre eux se sentaient suffisamment informés pour fournir des soins de santé aux patients transgenres, selon l’article du Journal de l’Association médicale canadienne.

    L’étude a montré que même quelques heures d’enseignement ont fait en sorte que les médecins prenaient de meilleures notes sur les antécédents sexuels d’un patient, fournissaient des conseils de santé préventifs plus complets et avaient moins de préjugés lors d’entretiens avec des patients.

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