Jeudi, 28 octobre 2021
• • •
    Publicité

    Entre artifice et artificialité

    Avec 6.58: Manifesto, la chorégraphe Andrea Peña réunit dans une grande physicalité huit interprètes et une chanteuse soprano pour interroger habilement les codes qui nous gouvernent.

    Originaire de Bogota, Colombie, Andrea Peña est une artiste multidisciplinaire dont la pratique créative traverse les domaines de l’installation, de la chorégraphie et du design. Après une carrière comme danseuse professionnelle qui comprenait de nombreuses tournées internationales avec deux des plus importantes compagnies canadiennes — les Ballets Jazz de Montréal et Ballet BC —, elle a concentré son énergie sur le développement et la réalisation d’œuvres chorégraphiques.

    À s’engager dans des rencontres profondes entre le corps physique et l’individu conscient, AP & A est reconnu pour ses univers pluridisciplinaires alternatifs qui rompent avec les notions d’humanité sensible. Des créations à la fois politiques et abstraites qui transforment la recherche conceptuelle en installations théâtrales, sont vécues viscéralement par le spectateur. Intégrée dans la démarche philosophique, une grande importance est accordée au travail avec des artistes de divers milieux culturels et artistiques, offrant ainsi un dialogue critique d’échange d’expériences.

    Avec 6.58 : Manifesto, Andrea Peña explore le concept d’artifice et d’artificialité en tant que construction de la société postindustrielle. L’artificialité comme réalité post-industrielle qui s’infiltre silencieusement dans nos corps et esprits, alors que nous nous entremêlons avec la technologie et les machines. L’artifice est observé comme étant l’aspect séducteur de l’artificialité, qui enveloppe nos expériences, interactions et notions de l’humain futur. Un humain qui est à la fois artificiel et artifice.

    Huit danseurs (Nicholas Bellefleur, Veronique Giasson, Gabby Kachan, Benjamin Landsberg, Jontae McCrory, Erin O’Longhlin, François Richard et Laura Toma) et une chanteuse d’opéra (Erin Lindsay) en relation avec l’hégémonie d’une machine, traversent 3 tableaux désarticulés en expérimentant les notions de chair et d’esprit, gouvernés par des forces extérieures. L’œuvre audacieuse et dynamique vous laissera plein d’énergie.


    INFOS | Agora de la danse, 1435, rue de Bleury, Montréal
    Du 15 au 18 septembre 2021 agoradanse.com

    Du même auteur

    SUR LE MÊME SUJET

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici

    Publicité

    Actualités

    Les plus consultés cette semaine

    Publicité