Vendredi, 3 Décembre 2021
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    Des histoires queer contemporaines, en mode hybride

    FESTIVAL DE CINÉMA LGBTQ+ DE MONTRÉAL IMAGE + NATION

    Du 18 au 28 novembre prochain, le Festival de cinéma LGBTQUEER Montréal célèbre sa 34e édition en présentant une fois de plus des images diversifiées de nous-mêmes. À cela s’ajoute le mode hybride, une façon de s’adapter au contexte actuel, mais également de diffuser au plus grand nombre ces images. Voici un avant-gout de cette 34e édition avec Charlie Boudreau, directrice générale d’Image + Nation.

    L’an dernier, pandémie oblige, Image + Nation avait déjà amorcé cette nouvelle façon de consommer des films en se tournant vers le visionnement en ligne, comme bon nombre de festivals. «On a élargi au-delà du festival avec Image + Nation Culture Queer, et nous faisons, par exemple, des storylabs d’écriture de scénario. On travaille en production, en création et j’ai la tête là-dedans en ce moment», explique celle qui avoue voir d’un bon œil les changements engendrés par la pandémie. «C’est drôle comment l’an passé, avec le passage au numérique, tout a changé. Je n’ai plus la même approche du festival et ce n’est pas négatif, au contraire. Ç’a été une expérience de distancing».

    Bref, de cette distanciation viendra l’idée de garder, pour cette 34e édition, autant l’aspect distanciel que présentiel (à l’Impérial et possiblement au Centre Phi, si les conditions le permettent). Et ce pour favoriser l’accessibilité aux films, appuie Charlie : «Je voulais garder l’aspect numérique, car je trouve important que ces films soient accessibles au plus grand nombre de personnes possible. Il y a une formule traditionnelle de festival qui peut avoir sa place et être pertinente, mais je ne suis pas sure que pour des festivals comme le nôtre, c’est la même chose. C’est important que ces histoires-là soient entendues et qu’elles rejoignent autant de personnes que possible, pour qu’on se voie à l’écran et qu’on se sache représentés.» Ainsi, le virtuel permet de présenter une plus grande diversité de films à un plus grand nombre de personnes, puisque les contraintes de temps et d’argent, liées à la diffusion dans un espace physique, notamment, s’en trouvent diminuées. «On reconnait que la plateforme qu’on avait l’an dernier était un peu difficile à naviguer, pas très ‘‘organique’’, comme on dit. Cette année, une nouvelle équipe y a travaillé, c’est plus user-friendly, plus facile à naviguer et à explorer. J’en suis très fière!»

    La Néobrunswickoise d’origine revendique l’importance de mettre de l’avant les communautés queer francophones de partout à travers le Canada, et la diffusion en mode hybride permet non seulement de rejoindre le public, mais également les créateurs francophones de partout au pays : Québécois, Acadiens, Manitobains, Ontariens, etc.. «C’est important pour moi d’entendre toutes les voix francophones du Canada, qu’elles soient accessibles à travers le pays», explique celle qui aimerait également voir des films de chez elle, même si elle est très fière du programme de courts-métrages Queerment Québec.

    D’ailleurs, établir la programmation du Festival de cette année n’a pas été chose facile. N’ayant pas pu se déplacer dans les festivals de films à travers le monde, «le côté humain manquait, avoue Charlie, parce qu’on prend justement cette occasion pour promouvoir le programme Queerment Québec afin qu’il voyage dans d’autres festivals. Ça nous permet également de découvrir des programmes de pays moins connus, pour qu’on puisse amener ces voix-là chez nous», sur nos écrans et dans votre salon. Cela dit, même si l’effort de programmation n’a pu être effectué en personne, à l’international, Charlie promet que plusieurs perles ont été trouvées pour le Festival de cette année. D’ailleurs, parlant de films, terminons en avant-première avec quelques coups de cœur de la directrice du Festival, qui s’est prêtée au jeu en attendant la programmation complète. Bon cinéma!

    En avant-première, quelques coups de cœur de Charlie…
    Celts
    (Milica Tomovic) de la Serbie, qui raconte l’histoire de protagonistes gais et lesbiennes lors d’une fête d’enfants. Un dévoilement de relations issue des films du new queer storytelling, afin de sortir de la tradition. Réalisé par une femme. Beaucoup de ces films aux «nouvelles voix» sont réalisés par des femmes, précise Charlie.

    C’est le cas du film allemand Bliss (Doris Dörrie), qui raconte la relation entre deux jeunes de Berlin vivant dans la précarité.

    Aussi, le film Tove (Zaida Bergroth) sur la vie de l’artiste Tove Jansson.


    Le film Mascarpone (Alessandro Guida et Matteo Pilati) qui, dans la tradition de Mambo Italiano, nous donne à voir une vraie famille festive à l’italienne, avec des gais.


    Beyto (Gitta Gsell), un film gai qui traite de l’immigration et fait le pont entre tradition et modernité.

    Charlie suggère également un film lesbien français «sublime», Ma Belle, My Beauty de Marion Hill.

    Elle fait également appel aux «anciens» du Festival, qui se souviendront certainement du populaire film Boy Culture dans les années 2000 et qui a droit à une suite, cette fois sous la forme d’une série qu’Image + Nation vous présentera.  


    INFOS | www.image-nation.org

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