Dimanche, 25 septembre 2022
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    Une éjaculation par jour garderait le cancer loin de la prostate

    Une étude scientifique américaine sérieuse confirme les effets bénéfiques sur la santé d’une masturbation régulière chez l’homme. Ceux qui déclarent un rythme d’éjaculation élevé dans le mois sont moins susceptibles de développer un cancer de la prostate.

    Si l’on sait de longue date que l’exercice onaniste génère de nombreux effets relaxants, la pratique serait également bénéfique pour la santé, la science le confirme sans cesse. D’après une dernière étude des prestigieuses universités américaines de Boston et Harvard, éjaculer au moins 21 fois par mois réduirait d’au moins un tiers le risque de développer un cancer de la prostate. 

    Un orgasme par jour contre le cancer : voilà un slogan encore plus engageant qu’«une pomme par jour éloigne le médecin… »

    La prostate fait partie des appareils reproducteur et urinaire masculins. Elle produit une certaine quantité du liquide qui forme le sperme. Pour ceux qui ne l’ont pas encore trouvée, la prostate est située sous la vessie et devant le rectum. C’est cette glande masculine qui produit le liquide séminal – le sperme. Elle fait la taille d’un abricot et vous pouvez la trouver en insérant un doigt dans le rectum puis en cherchant sous la vessie, là… un peu plus haut… vous y êtes ! 

    Le cancer de la prostate est le cancer le plus répandu chez les hommes au Canada, avec plus de 23 000 nouveaux cas par an. Concrètement, donc, «un homme sur huit développera un cancer de la prostate avant l’âge de 75 ans», indique la Société canadienne du cancer.  Il affecte davantage les hommes âgés. Les hommes noirs en sont plus atteints que les hommes blancs, mais les hommes d’origine asiatique sont moins touchés. Les femmes trans et les personnes non binaires à qui on a attribué le sexe masculin à la naissance peuvent aussi avoir le cancer de la prostate.

    La prostate a habituellement la taille d’une noix de Grenoble chez les jeunes hommes, mais elle peut changer avec le vieillissement et grossir chez les hommes âgés.

    Le cancer de la prostate a l’habitude de se développer lentement et on peut souvent l’enlever complètement ou le gérer efficacement s’il est diagnostiqué avant de s’être propagé hors de la prostate.

    S’il peut se guérir, dans celui-ci comme dans d’autres, la prévention du cancer a un rôle clé à jouer.

    Or, les scientifiques de l’étude, citée en début d’article, ont travaillé sur une cohorte de 32 000 hommes, dont ils ont suivi la fréquence d’éjaculation, durant près de vingt ans : de 1992 à 2010. Le tout à partir d’un questionnaire d’auto-déclaration, destiné à mesurer l’évolution de leurs rythmes masturbatoires. 

    Leur conclusion couronne les efforts des plus assidus :«Les preuves suggèrent que la fréquence de l’éjaculation est inversement liée au risque de cancer de la prostate, une maladie pour laquelle peu de facteurs de risque modifiables ont été identifiés.» En clair , non seulement éjaculer fréquemment est une bonne pratique de prévention du cancer de la prostate mais en plus, c’est à peu près la seule prévention efficace pour l’heure identifiée.

    Voilà une «preuve supplémentaire, soulignent les scientifiques,du rôle bénéfique de l’éjaculation plus fréquente tout au long de la vie adulte. » Sur ce point, cette étude est éclairante et assez précise : il s’agit de conserver une fréquence d’éjaculation relativement élevée à l’âge adulte, c’est-à-dire entre 35 et 59 ans — soit au moins 21 fois par mois. Dans ce cas le risque de cancer de la prostate est au moins 30% plus faible que chez ceux qui éjaculent moins de 7 fois par mois. Alors, les gars, vous débutez quand votre (nouvelle) routine santé?

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