Mardi, 16 août 2022
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    4 questions à Misstress Barbara concernant son remix de Je me posais cette question

    Qu’est-ce qui te fait accepter ou non un projet de remix, comme celui de Roselle pour sa chanson «Je me posais cette question»?
    «Quand on m’a envoyé la chanson pour voir si j’avais envie de faire un remix, j’ai tout de suite accroché sur le refrain. Je trouvais qu’il reste dans la tête et que son petit côté répétitif était vraiment propice à un remix. J’ai tout de suite entendu une track à la French Touch, mais le défi était grand car dans la version originale rien ne porte vers ça. C’est avec cette unique direction en tête que j’ai accepté de faire le remix et relever ce défi.


    Quel est le processus créatif d’un remix? Est-ce qu’on t’a indiqué un style musical particulier à suivre ou t’a laisse-t-on le choix? 

    Ça dépend, chaque situation est différente. Généralement l’artiste remixeur est approché pour son style sans qu’on lui demande ce qu’on recherche. Ça, c’est quand l’artiste n’a qu’un son, qu’un style. Exemple : tu ne contactes pas David Guetta pour lui demander un remix Hard Techno

    Dans certains cas, comme le mien par exemple où, même si en tant que DJ je ne joue que de la Techno, en tant que productrice je réalise plusieurs styles différents et je sais bien m’adapter, on m’a précisé qu’ils recherchaient un remix plus House

    Ça tombait bien puisque, comme j’ai dit, j’ai tout de suite entendu un potentiel pour un remix French Touch, en d’autres mots, French House, ou Filtered House

    Est-ce qu’on te donne une version a capella du titre? Quels sont les différents éléments mis à ta disposition par la maison de disques? 
    Normalement la maison de disques t’envoie toutes les pistes audio séparées pour avoir le maximum de flexibilité dans le travail de remix. Mais c’est parfois un peu compliqué, car ce n’est qu’une fois qu’on est vraiment en train de travailler dessus qu’on commence à réaliser qu’il y a peut-être des obstacles et qu’il faut parfois faire des choix difficiles. Dans le cas de ce remix, par exemple, on m’avait demandé un remix destiné aux DJs et aux clubs. Mais ce n’est qu’une fois en studio, suite à de nombreuses heures de travail et tout plein d’essais, que j’ai compris que la chanson ne se portait pas vraiment à un remix pour des clubs, mais qu’on pouvait plutôt la «pimper» pour en faire une autre version plus dans la tendance du moment ; le genre de morceau qu’on retrouverait dans des playlists Spotify plutôt que joué par des DJs à 3h du matin dans un club. J’ai quand même assez d’expérience pour savoir reconnaître le potentiel à explorer d’une chanson, plutôt que de m’obstiner à soulever un truc qui n’est pas déjà là au départ. 

    Si ce n’est pas trop indiscret, quelle est ta recette?
    J’essaie simplement de suivre l’idée et la direction que j’entends au départ, et pour y arriver il y a beaucoup de travail d’essai-erreur. Parfois ça fonctionne, parfois non et je dois prendre d’autres directions.

    Dans le cas de mon remix de Je me posais cette question je suis vraiment contente du résultat et j’espère que ça plaira ! 

    INFOS | www.roselleofficiel.com et linktr.ee/misstressbarbara

    Écoutez Je me posais cette question (remix)

    Pour lire notre entrevue avec Roselle…
    QUAND ON SE POSE CETTE QUESTION…

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