Samedi, 25 mai 2024
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    Plan B, saison 4 : Quand notre pire ennemi est… soi-même!

    Depuis son arrivée fracassante sur le petit écran, en 2017, la série Plan B ne cesse de se distinguer par l’ingéniosité des scénarios proposés, de même que l’extrême qualité de sa distribution. La saison 4 n’est pas en reste et propose même un moment qui demeurera sans doute à jamais dans les annales télévisuelles !

    Le voyage dans le temps est souvent synonyme de technobabillage. Ici, la simplicité est au rendez-vous. En échange d’une coquette somme, Plan B vous permet de retourner dans le passé, dans votre corps d’origine, où vous reprenez le cours de votre vie. Impossible d’effectuer un nouveau trajet en arrière avant d’être revenu à son point de départ. Simple et efficace !

    Pier-Luc Funk (dans une performance bouleversante) interprète Jessie, un laissé-pour-compte malmené par la vie qui, à peine après avoir franchi les portes d’un pénitencier, est confronté à une mère prostituée et toxicomane (époustouflante Évelyne Rompré) et un père absent (excellent Patrice Robitaille).

    Lorsque le hasard lui fait croiser le sillage de Plan B, il succombe à la tentation de corriger le passé pour s’empêcher de commettre un crime qui semble lui coller à la peau et ramener sa famille à la bienveillance et à la douceur qu’elle a déjà connue avant qu’un lot de malheurs ne la brise ! Tout ne se déroule cependant pas comme il le souhaite et les incursions temporelles se multiplient jusqu’à l’épisode 5, où l’ingéniosité du scénario se manifeste au cœur d’une révélation à couper le souffle.

    La misère dépeinte est presque insoutenable et il ne faut donc pas se surprendre de retrouver des dialogues parsemés de « fif », « tapettes » et de scènes d’une extrême violence, tant physique que psychologique. Dans cet univers on ne peut plus glauque, une femme mystérieuse (Josée Deschênes) offre à Jessie une aide qu’il s’entête à refuser et semble liée à un événement traumatique de son enfance, mais quel est-il ?

    La présence la plus constante tient cependant en un ami d’enfance, Dave (Étienne Galloy, désarmant de vulnérabilité), qui l’accompagne et le soutient au cœur de toutes ses combines, tout en s’avérant incapable de lui avouer — et sans doute de réaliser lui-même — le sentiment amoureux qu’il lui porte.
    La finesse du scénario de Jean-François Asselin et Jacques Drolet est à souligner, alternant avec brio scènes d’actions, moments dramatiques et introspections puissantes. Sans aucun doute, un des très grands moments de la télévision québécoise. Chacune des saisons met en scène une intrigue et une distribution différente (à l’exception de passages éclairs qui font le pont de l’une à l’autre) et peut donc s’écouter séparément. Une excellente adaptation anglaise de la saison 1 est par ailleurs diffusée sur CBC.

    INFOS | La saison 4 et les saisons 1 à 3 de Plan B sont offertes sur tou.tv.
    L’adaptation anglaise de la saison 1 de Plan B est offerte sur GEM.

    Légende de l’image « Plan B 4 ©dannytaillon(1) » : Jessie (Pier-Luc Funk) et Dave (Étienne Galloy) dans Plan B, saison 4

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